Le fabuleux rapport, du commissaire principal par intérim René Gille, en date du Lundi 1er Avril 1957.
Le poisson d'Avril de cette année 1957, a été réalisé par la B.B.C, qui a convaincu le Royaume-Uni de l'existence d'arbres à spaghettis !!!!
Mais revenir sur ce Lundi 1er Avril 1957, 60 ans plus-tard, je ne pense pas que les deux protagonistes, auteur de ce Poisson n'y avaient songé un seul instant !
Il semblerai que pour ce deuxième poisson d’Avril de 1957, il aura fallu attendre, la mi-Juillet 1962, pour que le très honorable Pierre Vidal-Naquet, ne publie dans son journal Vérité-Liberté, très favorable au FLN, contrairement à ce qu'il affirmera bien plus tard, ce fameux rapport du commissaire René Gille, concernant le député Le Pen.
De ce rapport, personne n'a jamais pu présenter le moindre fac-similé, il n'a jamais était adressé au Préfet Baret, pour la bonne raison, qu'il n'a jamais existé.
Oui, C'est un bobard, réalisé en Juillet 1962, par les deux compères Pierre Vidal-Naquet , et M. René Gille, ancien commissaire principal par intérim d'Alger.
Caravane pour l'Algérie Française Paris le 3 Août 1957.
Quel était l'utilité de ce rapport virtuel réalisé par les deux compéres.
Il y en avait deux raisons :
Humaniste, le commissaire René Gille voulant sans doute sauver la vie, du demi-frère de Khemissi Abderazak, né le 26 Février 1925, policier au service de la France, abattu par les tueurs du FLN, le 26 Novembre 1956, devant le commissariat de Notre Dame d'Afrique, avec son collègue Marcel Gauthier.
Arriviste, Pierre Vidal-Naquet, partisan de l'Algérie Algérienne, souhaitait ardemment, terrassé le député Le Pen, dont les prises de position pour l'Algérie Française, et pour l'O.A.S, étaient dans tous les débats à l'Assemblée.
Dans son numéro 20,
Vérité et liberté, du mois de Juin-Juillet 1962, le cahier d'informations sur la guerre d'Algérie, titre :
Des documents sur le Tortionnaire Le Pen.
Ce numéro 20 a été réalisé après l'indépendance de l'Algérie, sans doute vers le 20 Juillet 1962, il est composé de huit pages, dont sept font l'éloge du FLN ou de l'ALN, voici un court extrait du début du très long article de Paul Thibaud :
« A Alger, à Oran, à Paris, un peuple acclame son indépendance, le général Bugeaud, le duc d’Orléans, ces symboles de la colonisation triomphante disparaissent de suite sans tambour, ni
trompettes, à Sidi- Ferruch, l'insultant monument du « Centenaire » est attaqué à la barre à mine. »
Cette fin de phrase, nous permet de situer exactement, la date de l'écriture de cet article, car l'armée française est intervenue à Sidi-Ferruch, après le 15 juillet 1962,
pour protéger et démonter ce monument.
Mais, revenons au bandeau affirmatif de ce cahier d'information.
Avec un titre aussi alléchant, on s'attendait à des révélations fracassantes.
Dans un encas sur la première page, Vidal-Naquet attaquait ouvertement le député Le Pen, son article commence ainsi : Le Pen Député Tortionnaire.
« M. Jean-Marie Le Pen est, on le sait député du V° arrondissement de Paris......... On sait également ...........que le Parquet .... une demande de levée d'immunité parlementaire de M. Le Pen ..... »
Dans cette simple présentation de l'élection de M. Le Pen, il y a déjà un premier mensonge, il n'y a jamais eu de demande de levée d'immunité parlementaire
pour M. Le Pen.
De janvier 1956 jusqu'aux élections de 1958, il y eu 3 demandes de levées d'immunités de députés :
13 mars 1956, M. Isorni pose une question sur une demande de levée d'immunité pour l'affaire des fuites, question 744, pas de nom de député.
18 avril 1956, demande de levée d'immunité de M. Robert Hersant pour l'affaire Citroën, datant de 1952.
Le 3 avril 1957, demande de levée pour M. Marcel Bouyer, N° 3769
Le 23 juillet 1957, demande de levée pour M. Marcel Bouyer, N° 4848
Le 26 Mai 1958, demande de levée pour M. Pascal Arrigh, N° 7199.
Journal Officiel des débats du Jeudi 16 Février 1956.
On sait que la méthode communiste est toujours la même, à partir d'un élément réel, on ajoute des « rumeurs ou des mensonges », en voici un concernant M. Le Pen :
Le 16 février 1956, il y eu un incident dont voici le détail.
Mais, avant, il faut se remettre dans le contexte de cette année 1956,
l'arrivée à l'assemblée du groupe Poujadistes, avait créé des tensions avec le groupe communiste, les incidents étaient journaliers. Les communistes traitant les Poujadistes
de nazis et de fascistes, les Poujadistes répliquant à Moscou ou à Prague !!!
Cela avait commencé dès le premier jour, les communistes multipliant les demandes d'invalidation de députés Poujadiste.
Voici quelques extraits concernant les interventions de M. Le Pen :
2 février 1956
JMLP : Je suis entré dans cette assemblée, je suis un député nouveau et j'attends de mes anciens des exemples de dignité. ( les députés communistes avaient traités le député poujadiste de fasciste et de nazi)
3 février 1956 :
JMLP : J'attendais de mes anciens des exemples de sérénité. Avec vos interruptions, vous m'obligez hélas à me répéter, mais j'ai la voix solide et je tiendrais, je crois assez longtemps.
8 mars 1956.
JMLP : Je vais conclure, auparavant, je voudrais avec toute l'émotion que produit en moi l'abord de telles responsabilités, adresser une pensée aux deux millions de français originaire d'Europe qui, en Afrique du nord sont tous les jours en butte au massacre, à l'assassinat, à la peur, à tous ces gens pour qui une minute de vie est une minute gagnée......
Revenons à l'incident où le nom de M. Le Pen a été cité par un communiste.
JO assemblée nationale du 16 février 1956 page 321.
Lors de la séance du 15 février 1956, un individu a tiré deux coups de pistolet à amorce dans la tribune de l'assemblée.
Le lendemain, le député socialiste Marcel David, demande si une enquête sur les conditions dans lesquelles un individu, porteur d'un révolver, même inoffensif, a pu pénétrer dans les tribunes, et si l'enquête a permis de connaitre le nom du parlementaire responsable de cette introduction.
Le président socialiste André Le Troquer, élu à la présidence avec les voix des communistes, répond en affirmant, que c'est un député d’extrême droite qui aurait favorisé l'entrée de cette personne dans la tribune, sans donner de nom.
Le député communiste Alphonse Denis déclare aussitôt :
« Je suis très à l’aise pour donner la précision, je suis allé au commissariat demander des renseignements. Il m'a montré une carte au nom de Le Pen. » (applaudissement à l'extrême gauche et à gauche).
M. le Pen :
« C'est faux, je demande la parole, car j'ai été mis en cause. »
Le président rappel le règlement concernant les cas personnels, mais, devant l'insistance du groupe poujadiste, il donne la parole à M. Le Pen, les communistes protestent.
JM. Le Pen :
« J'ai été mis en cause par un orateur, je dirai plutôt un interpellateur du groupe communiste.
Celui-ci a prétendu, après, il faut le dire, une explication forte peu claire du Président, que la carte trouvée sur le dangereux agitateur, qui, hier, a tiré deux coups de pistolets à amorce dans la tribune était signée de mon nom. ( des députés communistes crient : fascistes, nazis... )
M. Le Pen :
« Vous avez été, (l'orateur s'adresse à M. Alphonse Denis) au commissariat de police avec lequel vous entretenez de fort bonnes relations. Une enquête est en cours. Je m'étonne, puisque j'ai été mis en cause de n'avoir pas été entendu par l'organisme qui est chargé de cette enquête. Ce serait là, me semble-t-il un minimum de justice. Je demande aussi que les conclusions ne soient pas rendues avant que j'aie été entendu. »
Il n'y aura pas de suite à cette histoire, car M. Alphonse Denis avait menti en prétendant que c'était Le Pen, on ne saura jamais la fin de ce mensonge!
Journal d'Alger article sur l'assassinat de Khemissi Abderazak et de Marcel Gauthier le 26 Novembre 1956.
Mais revenons à cet encas de Vidal-Naquet.
M. Vidal-Naquet, nous rappelle que le canard enchainé y avait fait plusieurs fois allusion,
que le FLN avait lui aussi dénoncé le tortionnaire Le Pen dans son tract, Résistance algérienne, de juin 1957, repris dans le livre, la pacification, et pour bien enfoncé le clou de la torture, M. Vidal-Naquet nous donne un aperçu du tract du FLN :
« le lieutenant Le Pen du 1° REP, infligé la magnéto à « la villa des roses », 74 boulevard Gallieni, à la villa Sésini et le supplice du tombeau.... »
Il conclut cette partie par :
« Ces accusations, nous les confirmons !!!! »
Puis suit le fameux rapport Gille.
il y a eu tant de copier/coller, que je ne pense pas qu'il soit nécessaire de vous le décrire.
Dans ce simple encas, nous avons quatre sources, je les cite dans l'ordre de Vidal-Naquet, :
Le Canard enchainé, le tract du FLN, le livre la Pacification, le rapport du commissaire Gille.
Mais en réalité nous avons une seule source, le tract du FLN, car pour les trois autres c'est un copier/coller, qui depuis 1962 a fait des petits.
Maintenant que nous avons la preuve du mensonge de la villa des roses, sise au 74 boulevard Gallieni, il ne nous reste plus rien !!!!.
Vidal-Naquet ajoutera un paragraphe avec le rapport de l'officier de police René Tordoir, en dater du 1° Avril 1957, en précisant que Le Pen a battu et mis au tombeau un veilleur de nuit.
Il termine par cette dernière phrase :
« Un mot encore, le veilleur de nuit, Ahmed Bouali, porte plainte, il la retira, une note du dossier, nous apprit pourquoi, il avait reçu de M. Lacoste en dédommagement un million sur les fonds secrets.»
C'est encore un petit mensonge de Vidal-Naquet pour clôturer son encas !!!! Nous reviendrons sur ce rapport Tordoir en dernière partie de cet article.