Suivant le récit de Stanislas Hutin, sur la nuit de torture du jeune berger Boutout, par le troisième bataillon du 2e R.I.C, nous trouvons dans ce fameux recueil de Robert Barrat, et, de son Comité de résistance spirituelle, « Des Rappelés témoignent », à la page 77, sous le titre :
« Médéa - Décembre 1956... », le récit d'un massacre à Médéa, par le 1er Régiment de Spahis algérien, (1er RSA).
« Médéa vient d'être témoin, samedi et dimanche (15 et 16 décembre) d'un spectacle effarant.
Les faits :
Passation de pouvoirs d'un colonel à un autre colonel au 1er Spahis.
Beuverie générale, tout le régiment bourré comme une huitre, officiers en tête, et tout ce monde-là, sans commandement ni ordres a déferlé sur la ville arabe et fait un massacre général...... »
Ainsi commence ce feuilleton, dont on retrouvera les racines, dans les livres, les films documentaire, à la gloire du chevalier blanc, comme dirait Coluche, celui qui lave plus blanc que blanc.
Caserne du 1er R.S.A. à Médéa.
Le journal « Le Monde », publie le mardi 17 décembre 1957, une partie du rapport de la commission de sauvegarde.
Au chapitre :
Etudes des atteintes aux droits et à la liberté individuelle, dans la section Tortures, nous avions le texte suivant :
« Deux documents attestent que des abus caractérisés ont été réellement commis.
Ce sont les rapports de M. le directeur général de la sureté, M. Mairey, et de M. l'inspecteur général Wuillaume. Ils ont été joints en annexe au rapport qui vous a été adressé, de M° Maurice Garçon.…..
Dans son dernier rapport, du 13 décembre 1955, M. Mairey écrivait :
« C'était un point hélas constaté et trop généralement admis lorsqu'il n'était pas officiellement préconisé, que la police algérienne, comme la gendarmerie d'ailleurs, se livraient sur les inculpés, suspects ou simples prévenus à des méthodes d’investigation relevant beaucoup plus de la Gestapo que d'une police démocratique....
Dans ces excès, la police à sa part, l'armée la sienne. »
Le Monde précisait :
Ces constatations du directeur général de la sureté nationale, remontent à décembre 1955, c’est-à-dire à une époque où l'autorité militaire n'avait pas reçu délégation de pouvoir….
Mais, les mêmes attaque se sont fait jour, dans certains livres, des journaux ont repris ces polémiques en visant plus spécialement, cette fois les parachutistes à Alger. ... »
Petite anecdote de l'histoire, sur la même page du journal, on retrouvait, une lettre de M. Albert Camus, un petit encas, sur L'Echo d'Alger, et, à côté de l'immense article sur M° Maurice Garçon, on avait ces deux titres :
Trois cafés de Paris sont attaqués, et, L'assassinat d'un apprenti musulman de quinze ans victime d'une inhumaine vengeance.
Les deux articles nous informés que :
« Trois cafés de Paris sont attaqués : Deux morts, quatre blessés ; M. Mohand Maouch, Ali Moali ont été tué par des coreligionnaires, un jeune de quinze ans très grièvement blessé à la poitrine. Lille : M. Saïd Teraase tué, Saint Géniès de Comolas, M. Redjni Redhane, ouvrier assassiné, Marseille : Lakhdal Messaoud, très grièvement blessé. »
Le second article nous décrivait l'assassinat d’un jeune apprenti de quinze ans :
« Paris, Assassinat d'un apprenti musulman de quinze ans, Ahmad Hanni Touche, son père Hôtelier avait refusé de payé le FLN….. »
Aucune trace dans ce journal de l'arrestation d'un des tueurs sévissant en Métropole.
Les Légionnaires dans les djebels 1956.
Revenons à notre feuilleton.
Donc, le journal Le Monde du mardi 17 décembre 1957, nous indiquait, que le dernier rapport de M. Jean Mairey, était du 13 décembre 1955.
Pourtant, dans les derniers jours de 1961, Vidal-Naquet et son Comité Maurice Audin, construisent le livre, La raison d’État. Il sera achevé dans les premières semaines de 1962, et publié au mois d’avril, il sera présenté au public, comme une suite de textes.
La raison d’État. Textes publiés par le Comité Maurice Audin aux éditions de Minuit, Avril 1962.
Dans ces textes, on retrouve en autres :
Le menteur Stanislas Hutin, qui dépose lors d'un procès.
Le rapport du commissaire à la sureté, Mairey Jean, du 2 janvier 1957 avec inclus :
le mirage du rapport du commissaire de la police mobile M. Becker.
Un extrait da la page 77 du livre « Des Rappelés Témoignent ».
Les éloges du commissaire à Jacques de Bollardiére.
Et, surtout, le rapport de maitre Maurice Garçon, membre de la commission de sauvegarde en date du 12 juin 1957, qui débute page 129, se termine page 167, et, qui officialise le rapport du 2 janvier 1957.
Le grand Maitre à imité les Pieds Nickelés, il a fait une compilation de tous les textes parus dans les journaux de Robert Barat et de Vidal-Naquet.
Le plus important, pour cet article, c'est la page 152, où l'on retrouve cette phrase :
« On comprend facilement comment les abus qui s'étaient produits lorsque la conservation à vue ne devait durer que vingt-quatre heures, s'aggravèrent lorsque ce délai fut prolongé
Le directeur général de la sureté nationale étant revenu pour une sixième fois en Algérie, en décembre 1956, rédigea un rapport qu'il fit parvenir le 2 janvier 1957 à M. le président de la République et à M. le président du conseil, dans lequel, sans aborder spécialement la question des sévices, il constatait que rien n'était changé...... »
En lisant, certains passages de ce livre, j'ai cru rêve, Vidal-Naquet, et son comité Maurice Audin, ceux mêmes qui durant des années ont porté à bout de bras les récits des atrocités commises par l'armée françaises, au travers des récits des Menteurs Bonnaud, Pucheu, Hutin, Alleg et consorts, nous expliquaient que certains généraux, dans les Aurès, en Kabylie, et bien sûr dans la ZEA, zone Est de l'Atlas Blidéen, avaient été exemplaires.
Ayant dénoncé les mensonges de Vidal-Naquet, cela ne n'étonne pas, il utilisait toutes les méthodes, pour arriver au but fixé, dans notre cas, c’est le fameux rapport du Directeur général de la sureté nationale, en date du 2 Janvier 1957, pour démontrer, que le général Bollardière lavait plus blanc que blanc.
Je vois déjà, les Pieds Nickelés, spécialistes du copier/coller, j'ai nommé Michel Dandelot, la LDH de Toulon, les 4ACG, les comiques de la Fnaca, sans oublier les deux prophètes de la Guerre d'Algérie, Raphaëlle Branche, Benjamin Stora, et les apôtres, sauter comme des cabris, en lisant la suite de ce paragraphe.
Pourtant, l'aventure des commandos noirs n'a duré, que 50 jours au maximum, et, je ne suis même pas sûr qu’elle n'est réellement commencée, dans le djebel, comme nous le raconte, le commandant Si Azzedine, dans un cours paragraphe du livre paru en 1993, C’était la guerre.
Pour démontrer, que le chevalier Blanc à profiter de la campagne de dénigrement de l'armée française, je me suis appuyer sur les archives militaires, et, sur quatre livres dont deux, glorifiaient le général de Bollardière.
Livres par dates de leur parution :
Mars 1957 :
Lieutenant en Algérie, de Servan-Schreiber.
Paru en plusieurs extraits, dans L'Express, journal de Servan-Schreiber, du 8 Mars 1957, pendant sept numéros, puis édité le 26 Mai 1957, chez René Julliard.
Apothéose de ces sept numéros, L'Express du 29 Mars 1957, publie en même temps que son chapitre,
« Avec les commandos Noirs », la lettre de soutien du général Paris de Bollardière.
Novembre 1957.
La revue « Ceux d'Algérie », publie en page une, la table ronde du 4 novembre 1957, entre, MM. Alquier, Barberot, Kerspern, Massenet, Merlin, Perdriau.
La table ronde du 7 novembre 1957, n'est qu'une confrontation entre les deux partisans du général Bollardière, et les autres, ceux qui avaient vraiment crapahuté dans les djebels.
En 1967.
Le colonel Roger Barberot, publie Malaventure en Algérie : avec le général Paris de Bollardière.
En 1985.
Guerre en Kabylie 1956-1961 du capitaine Henry Jean Loustau, commandant le 531e DBFA.
Avant de démontrer que Servan-Schreiber nous a mener en bateau, avec son livre Lieutenant en Algérie, il est indispensable de présenter deux chronologies, celles des DBFA, et, celle plus intéressante du 3e RCA, commandait, à partir du 31 juillet 1956, par le colonel Antoine Argoud.
Car le colonel Argoud, figure en bonne place, dans trois des quatre livres.
Dans Lieutenant en Algérie et, Malaventure, il semble être la tête de turc, des deux écrivains, auxquels, on se doit d'ajouter Pierre Lemarchand, qui lui aussi, sera dans la blague des commandos noirs.
Dans Guerre en Kabylie, il est plutôt reconnu comme un excellent chef.
Documentaire du déserteur Gazut sur le Général Paris de Bollardière.
Chronologie de la naissance et de la mort des demi-brigades de fusiliers de l'air (DBFA).
En septembre 1955, une instruction ministérielle définie, la première opération de mise sur pied de trois bataillons de garde de l'air, destinés à effectuer des missions de maintien de l'ordre en Algérie, des DBIA.
Opération Télémaque 1 :
Trois bataillons de garde de 217 hommes. BGA 01/541 - 02/541 - 03/541.
Opération Télémaque 2 :
Mars 1956, création de trois Bataillon : 04/541 05/541 06/541.
Opération Pénélope 1 :
Avril 1956, Création de six DBIA, forte de 1282 hommes, à partir des six BGA et de dix-huit nouvelles compagnies. DBIA en Algérie : 91/541, à 96/541.
Opération Pénélope 2 :
Mai 1956, création de quatre DBIA 542 à 545, dont trois pour l'Algérie.
Opération Valmy 1 :
Le 7 Juin 1956, renforcement des effectifs des DBIA, qui deviennent des DBFA. , effectifs : 2596 hommes Nouvelles DBFA 546 et 547.
Opération Valmy 2 :
Le 20 Juin 1956, création de trois nouvelles DBFA :
DBFA 531, implantée à L'Arba, dans l'Algérois.
DBFA 532 à Saint Denis du Sig, dans l'Oranais.
DBFA 533 implantée à La Chiffa, elle sera dissoute en septembre 1956. Les militaires de l’armée de l’air, seront transférés dans des unités de l’infanterie de l’armée de terre.
Que nous disent les archivistes du service historique de l'Armée de l'air, concernant les DBFA. :
Les missions confiées à ces unités sont des plus variée.
Le rédacteur du rapport final sur les DBFA, précise, que chaque DBFA a eu un « parcours » différent.
Il souligne le manque d'entrainement des rappelés et des cadres, ainsi que l'utilisation des unités dans des missions éloignées du cadre de la garde statique, surtout pour la 531e DBFA.
Les DBFA étant essentiellement composée de rappelés, semble être à l'origine de leurs dissolutions.
Les commandos de l'air ont été créés, le 12 mars 1956, à la suite de la décision n° 532 émise par le secrétaire d'Etat aux forces armées, les CPA 10 et 20, puis plus tard les CPA 30, 40, et 50.