ALGERIE - 1954 - 1962




 

 Catégorie voyage     Historia     Mars   2022     Numéro 903..

 
  • Dans un autre délire colonial, en 2023,
    intitulé : « Alger sous un autre jour 1956-1957 », notre historienne du CNRS, Madame Sylvie Thénault, nous décrit la rue Michelet et son apartheid.
     
        « En venant rue Michelet commettre son attentat, le tueur d’Amédée Froger
          a transgressé des frontières invisibles réglant la présence et la circulation des uns et des autres dans l’Alger coloniale.

          Aujourd’hui encore, les Algériens en âge d’avoir connu cette ville-là et qui tentent de faire comprendre ce qu’elle était pour eux désignent
          avec facilité et une grande cohérence les rues où il était habituel de se mouvoir et les autres.

          L’espace émietté aux ségrégations subtiles très localisées qu’ont décrit les géographes était pour eux un espace vécu, au quotidien.
          À ceux qui pourraient objecter qu’« Alger n’était pas Le Cap » car « l’apartheid n’y était pas en vigueur »,

          Le récit d’un homme aujourd’hui très âgé, aux souvenirs parfois confus mais capable de raconter, par le menu et avec force détails,
          l’attentat dont il dit avoir été le guetteur, en est significatif.
         
            Cet homme explique qu’il avait été choisi pour surveiller les habitudes d’Amédée Froger parce qu’il travaillait, précisément,
            rue Michelet et qu’il pouvait s’y rendre tous les jours sans éveiller les soupçons. »


             
  • C'est incroyable,
    les historiennes anticolonialistes retrouvent toujours des témoins vivants.
     


  • direction la petite église du Sacré Cœur, située rue Edith-Caveli.

    direction la petite église du Sacré Cœur, située rue Edith-Caveli 1956

     
    • Les statistiques démographiques de l’Algérie pour l’année 2021, nous indiquent que 0,5% avaient plus de 80 ans, en 2015.
       
        • En réalité Madame Sylvie Thénault, n'a pas rencontré le témoin, elle a utilisé le témoignage du livre de l'Anglais Jim Horse, de 2015.

           
    • Dans une interview, réalisée en 2023, notre historien, compare la rue Michelet au far-West.
       
      • Tous les Européens, nés en Algérie, avaient une arme et tiraient sur les musulmans, comme au stand de tir.
         
        • Ils auraient tirés sur l'assassin de Froger, sans le toucher.
           
        • Si madame Sylvie Thenault, avait juste une seconde, jetait un tout petit coup d’œil, sur le plan d’Alger de 1956,
          elle aurait pu constater, que le tueur, avait juste besoin d’emprunter, les quelques marches de la rue Nocard, située juste en face du 108,
          pour disparaitre du champ de la rue Michelet.
           
        • Oui, des témoins se sont lancés à la poursuite du tueur, sans aucun résultat.

           
  • Plutôt d'un long discours, voici quelques chiffres issus d'une étude démographique réalisée en 1954 par Jean Despois.
     
    • Les chiffres ont été recoupés par d'autres études sur les mêmes périodes.
       
        • En 1954, la population de l'Algérie était la suivante :
           
          • 8.187.600 musulmans, 1.052.400 non musulmans, 130 000 environs de confession Juive.

             
        • Entre 1948 et 1954, la population musulmane a augmentée de 1.200.000 individus,
           
  • Pour les Pieds-Nickels, cela veut dire qu’en 1954, 1.800.000 musulmans environs, avaient moins de six ans !!!!!.

     
    • Pour la ville d'Alger.
       
        • 1948   230.000 Européens - 118.000 musulmans.
        • 1954   271.000 Européens - 320.000 musulmans.
           
  • M. Jean Despois, nous indique
    que durant ces années, il y eu une migration des campagnes vers les villes dotées de plus de structures, qui amélioraient la vie quotidienne.
     


  • 1956 Madame Sylvie Thénault, la rue Michelet et son apartheid. Froger

    Madame Sylvie Thénault,  la rue Michelet et son apartheid. Froger 1956

     
  • Hé! Oui, Madame Sylvie Thenault, ils y avaient des musulmanes rue Michelet.

     
    • Non, Madame Sylvie Thénault n'a pas découvert dans les archives d'outre-mer, le récit de cette après-midi.
       
    • Il a fait la Une de tous les journaux.
       
      • Le journal très proche du MNA, « La Vérité », du P.C.I. Trotskyste, faisait sa Une le 3 Janvier 1957.
         
          L'ordre colonialiste : Le lynch.
           
      • L'article commençait ainsi :
         
            « Devant le petit nombre de meneurs et la très forte densité d'un service d'ordre qui a montré plus de vigueur,
              en d'autres circonstances, Les Français Libéraux d'Algérie s'étonnant que ni la police, ni l'armée ne soient intervenu efficacement » ....
             
            constate le communiqué de la F.L.A. au lendemain des lynchages de musulmans perpétrés après l'enterrement de M. Froger.
             
          • Sous l'œil bienveillant de la police et de l'armée, Six musulmans ont été massacrés, et des dizaines blésés.

             
    • Rien de nouveau sous le ciel de l'Apartheid pour notre historienne du CNRS.
       
       
    • Je pourrais citer, sans aucune difficulté,
      deux dizaines de versions, de la mort du maire de Boufarik, et de la manifestation le jour de son enterrement.
       
      • Ces versions allant du complot de Michel Debré, via l'O.R.A.F. au congre de la Soummam II, de Yacef Saadi et Ali la pointe.
         
        • Pour faire simple, je ne citerais que deux articles des années 1972 :
           
            « Comment le FLN décide d'abattre Froger »
              de l'anticolonialiste notoire Albert Paul Lentin, dont bizarrement l'article commence ainsi :
             
                  « Des fermes éclatantes, au milieu de houles vertes jalonnent l'Algérie viticole.

                    Mais, avant cette opulence, il y eu « le calvaire », des premiers pionniers.
                    Ceux venus en 1845, tentèrent d'apprivoiser la terre, de dépierrer, de défricher, et d'assécher,
                    entre deux épidémies, deux razzias, deux nuages de sauterelles.

                    Western, dont les héros étaient des chômeurs du faubourg Saint Antoine.
                    Beaucoup moururent, d'autres les remplacèrent.

                    Cette Algérie-là, se voulut Française. »

                   
              • Puis, suit un article de six pages, beaucoup moins flatteurs pour les Français d'Algérie, qui se termine
                par un congrès de la Soumman II, réunissant les responsables de la ZAA, pour déterminer qui sera tué par Ali la Pointe. .

                 
            « La mort du maire de Boufarik »,   de Jean-Jacques Susini.
             
                  « La Foule silencieuse attend la sortie du cercueil.
                    On la sent durcie, dans une sorte de fièvre contenue et qui n'est que plus redoutable.

                    Elle est certes angoissée à l'idée de perdre le sol natal, mais elle est surtout martelée,
                    depuis deux ans par des alternances de peur et d'espoir.

                    Durant cette seule année 1956, les Algérois ont, en effet, relevé dans leurs journaux, une suite ininterrompue
                    de nouvelles propres à les survoltés.

                    Le samedi 25 Février 1956, le car Bou-Saada/Alger : Sept Européens, dont une fillette de sept ans, sont fusillés...... »
                   
              • Puis suit une litanie de massacres réalisés par le FLN, sur les populations musulmane et européenne.
                 
              • Pour Susini, les massacres de musulmans, ce jour-là, commencent rue Michelet.
                 
                • Il rend responsable les services de police, qui sont restaient passifs.


  • 1956 Les unes des journaux étaient différentes en fonction de leurs opinions. Froger

    Madame Sylvie Thénault,  la rue Michelet et son apartheid. Froger 1956

     
  • Epilogue.
     
    • Pour conclure cet article rue l’apartheid de la rue Michelet,
      voici l'histoire d'un fait divers, comme ils y en avaient plusieurs, chaque jour, dans le grand Alger.
       
      • Le dimanche 9 septembre 1956, vers 10 heures, ma mère me demanda d'aller chercher une demi-livre de pomme de terre, chez le marchand,
        situé au coin de la rue Socgémah, et de la rue du docteur Ben Larbey, dans un angle de la place de la fontaine.
         
        • Je me présentais devant l'ouverture du magasin,
          située rue socgémah, il y avait cinq personnes qui attendaient pour être servis, devant les deux ouvertures de ce magasin.
           
        • La balance du marchand, se trouvait côté rue Ben Larbey, juste devant l'ouverture.
           
        • Le marchand devait donc tourner le dos à cette ouverture pour servir les clients qui étaient côté rue Socgémah.
           
        • Apres cinq minutes d'attente, le marchand servant un client de la rue Socgémah, se présente devant la balance.
           
        • Il pèse l'achat du client, et, tourne le dos, à l'ouverture de la rue Ben Larbey.
           
        • C'est à ce moment-là, « qu’un Client », lui tire deux balles dans la nuque.
           
        • Le marchand s'écroule.
           
      • Tous les clients détalent dans toutes les directions.
         
        • Moi, je fonce dans l'entrée du 11 rue Socgémah, située à 6 mètres du magasin, je monte les trois étages en un temps record,
          et je me précipite vers la fenêtre de ma chambre, pour regarder la suite des événements.
           
        • Les Zouaves arrivent quelques minutes plus tard.
           
    • J’avais douze ans.
       
      • Je ne connaissais pas le nom de ce marchand.
         
        • Cinquante ans plus tard, je découvre dans le journal Combat, du 10 septembre 1956, un article : Un journalier abattu dans la Casbah. .
           
          • Là je découvre son nom.
             
          • L'article précisait :
             
              « La victime en a été un Français-Musulman, Mohamed Bensalah, 47 ans, journalier originaire d'Haussonviller, dans la plaine de Isser.
                La victime a été tuée sur le coup.
                Le tueur a disparu dans les ruelles de la Casbah.»


               
        • Ce magasin se situait juste en face« de la maison mauresque, du 21 rue Emile Maupas, qui courant 1957,
          deviendra le PC du Capitaine Leger , et dont une des ouvertures, se situées à moins de cinq mètres de ma fenêtre.

           
    • Parfois la petite histoire, rejoint   ........ La Grande Histoire.


  • 1957 L'aumonier de la bataille d'Alger.

    1957 Aumonier Bataille d(Alger

     
  • Poursuivons la lecture de cet Historia N° 903.
     
    • En page 52, nous avons droit au « Bilan ».
       
      • M. Tramor Quemeneur, présente les éternels chiffres de la bataille d'Alger, avec les 3024 disparus, de M. Paul Teitgen.
         
        • L'Historien aurait dû consulter, le registre des mouvements, (Entrées- Sorties), du CTT de Beni-Messous, qui se trouve
          aux archives d'Outre-mer, il aurait par une série d'addition, retrouver ses 3024 disparus, cités Paul Teitgen..
           
        • Dans ce registre, Il y avait une colonne pour les Entrées, et, trois colonnes pour les Sorties :
           
              • Celle des libérés : 1.112
              • Celle des internés dans un autre camps (Paul Cazel), : 1.829,
              • Celle des remises entre les mains des forces de l'ordre : 83.
                 
            • Par une simple addition, M. Tramor Quemeneur aurait retrouvé ses 3024 disparus
               
          • En consultant ce registre, on constate :
             
            • Que le 28 janvier, dès l'ouverture du camp, les quatre femmes détenus alors, ont été transférées au commissariat central.
              (Sans doute, que ce camp n'était pas prévu pour la mixité.).
               
            • Que les 30 et 31 janvier 1957, 396 détenus ont été libèrés.
               
            • Que les transferts vers les camps étaient réalisés tous les 7 jours environs.

               
    • Après les disparus de la bataille d'Alger, nous avons les noyés/disparus du 17 octobre 1961.
       
      • En 2022, les chiffres vont de 100 à 200 morts, noyés/disparus.
         
        • Pourtant M. Quemeneur aurait pu depuis plus de 60 ans, lire le livre sur la Seine, de Paris à Rouen, de Monsieur Tallandeau, écrit en 1880.
           
        • Son collègue Benjamin Stora, dans une interview de 2020, pressé de questions, par deux journalistes, lâchait qu'il fallait prendre le chiffre
          du rapport Mandelkern, c'est à dire 8 Morts, et non pas 200.
           
          • Ce même collègue avait en 2011, inaugurer une plaque pour les « 100 disparus du pont de Clichy ».
             
    • Son chiffre sur les morts de l'OAS, me semble un peu exagéré.
       
      • Il aurait fallu que l'OAS tue 10 personnes par jours entre le mois de juin 1961 et celui de juin 1962, alors qu'elle sévissait en métropole,
        et uniquement dans les villes à forte population européennes.
         
  • Comme de coutume, historia, nous présente toujours les mêmes menteurs, ou des citations complément bidon, jamais prononcées par les auteurs,
    nous expliquant que nous avons génocide « ce peuple Algérien », qui n'exister pas avant 1830.
     
    • Dans l'ordre des Menteur éternels, Stanislas Hutin, qui n'a jamais tiré le moindre coup de fusil, mais qui raconte le récit de la torture
      du jeune « Boutout », pendant toute une nuit en février 1956, par les parachutistes.
       
      • Février 1956, date à laquelle, il avait déjà regagné ses foyers.
         


  • Photo du premier livre de Stora et Quemeneur.

    la photo du torturé prise d'après le récit de Stanislas Hutin, le matin du 28  janvier 1956  menteur

     
    • Hé! Oui, Monsieur Tramor Quemeneur, cette photo, c'est le fameux « Boutout », !!!!.