ALGERIE - 1954 - 1962




 

 Catégorie voyage     Historia     Mars   2022     Numéro 903..

 
  • En mars 2022,   Historia sort un nouveau spécial, Guerre d'Algérie.
     
      • Sans doute pour commémorer les 60 ans des accords d’Evian.
         
        • Le titre : Le Choc des Mémoires, agrémenté par un sondage inédit en France et en Algérie.
           
  • Ce numéro de mars 2022, succède aux trois autres dossiers spéciaux déjà parus, dont celui
    qui concerne la conquête de l'Algérie par les deux Pieds-Nickels de l'histoire de la Régence d'Alger, M. Benjamin Stora, M. Tramor Quemeneur,
    et le génocide de 4 millions algériens.
     
    • Pour ce nouveau spécial, je traiterai les articles en fonction de l’hérissement des poils qu'il me provoque.
       


  • Kabylie Septembre 1956 Capitaine du 7° BCA Photo de Jean-Philippe Charbonnier.

    Jean-Philippe Charbonnier Kabylie septembre 1956 7° BCA

     
      • Commençons par la brillante historienne Madame Raphaëlle Branches.
         
          • Le titre de l'article : « L'escalade de la terreur ».
             
          • L'article commence ainsi :
             
                « Pour effrayer l'ennemi, et ceux tentés de le rejoindre, l'armée française recours à la "gégène" et autres supplices.
                  Mais, dix ans après l'occupation nazie en France, ces pratiques passent mal. »

                 
            • Pour illustrer ce brillant article, deux photos.
               
              • La première, celle de Marc Garanger, légendée :
                 
                    Force de persuasion. Le mot d'ordre passé aux combattants est d'éviter la prolifération de l'insurrection.

                    « Interrogatoire musclé d'un berger arrêté dans le djebel sud de la Kabylie Octobre 1960. »

                     
                • Je n’ai pas retrouvé cette photo,
                  car elle figure au catalogue de « Aurimages », accessible uniquement par les sociétés d’éditions diverses.
                   
                • Mais, j’ai une autre photo de Juin 1961, où, les trois protagonistes inactifs, y figurent, avec un algérien armé d’un fusil,
                  suivit par un prisonnier, dans le secteur d’Aumale.
                   
            • La seconde, c'est une photo de la gégène usitée par l'armée française.
               
              • Celle-là, je ne l'avais jamais vue, en trente ans de recherches sur les enlèvements d'Algérie.
                 


    Article de Madame Raphaëlle Branches : la gégène usitée par l'armée française !!!.

    Historie Mars 2022 article Raphaëlle Branches La gégène

     
        • Commençons par « L’escalade de la terreur
           
          • Dans ses deux pages,
            notre historienne anticolonialiste, nous décrit la torture, 24h par jour et 365 jours par an, dans tous les régiments, sur tout le territoire de l'Algérie.
             
              • Salem Alleg Henri, « le héros algérien », lui écrivait, que c'était à tous les étages, et, dans les sous-sols de l'immeuble
                du 92/94 Avenue Georges Clémenceau à El-Biar, dans son livre, « La Question », la bible de notre charmante historienne.
                 
                • Sauf que le fameux immeuble du 92/94, haut lieu de tortures des héros algériens, n'avait pas :
                   
                    • de sous-sol,
                    • pas d'entresol,
                    • pas de rez-de-chaussée,
                       
                  • Il culminait à 3m50, au-dessus du boulevard, sur une cour piétonnière.
                     
              • Dans cette première page, nous avons droit à
                l'éternel Claude Bourdet, et sa légendaire « Gestapo d'Algérienne », dénoncé le 11 Janvier 1955, dans France-Observateur.
                 
                • Il était l'auteur, dès le 4 novembre 1954, qu'un article dénonçant les méthodes coloniales de la police française.
                   
            • Madame Branches aurait pu également citer François Mauriac,
              qui lui aussi dans la semaine du 11 janvier 1955, avait dénoncé les méthodes policières.
               
            • Puis dans la litanie, de notre historienne anticolonialiste, suivent :
               
              • La 10 DP et l'aumônier parachutiste.
                 
              • Un article du rédacteur en chef du Monde, qui se demandait, si les Français étaient devenus « les vaincus d'Hitler ».
                 
              • Les « corvées de bois »..
                 
                 


    Photo de Marc Garanger Aumale Juin 1961, pendant la trève gaullienne.

    Marc Garanger Aumale Juin 1961

     
        • Elle conclut cette partie sur la torture, par :
           
              • « L'Armée imposa l'usage de la torture jusqu' à la fin des événements....
                  Une amnistie protégea les tortionnaires.....
                  C'est en 2018, que le Président reconnut la torture. »

                 
          • Notes :
             
              • Ce n'est pas le rédacteur en chef du Monde, qui écrivait : « Sommes-nous les vaincus d'Hitler ».
                Mais M. Edmond Michelet, ancien ministre,
                qui dans un article du Monde, publié le 1 Avril 1957, sous le titre « Le dernier atout. », commençait ainsi :
                 
                    « Sommes-nous les vaincus de Hitler ?
                      Ce n'est pas la première fois depuis bientôt douze ans, que la question pouvait être posée... ».

                     
              • Dans ses Mea Culpa, notre président, Emmanuel Macron, conseillé par Benjamin Stora, outre les deux vraies victimes de l'Armée,
                c'est à dire Maurice Audin et Ali Boumendjel, nous citait les disparus de la bataille d'Alger et celles du 17 octobre 1961.
                 
              • Ces disparus sont complétement bidon.
                 
              • Avant, lui, le Président motard, François Hollande, avait lui aussi demandé pardon pour les 100 disparus/noyés du pont de Clichy.

                 
        • Quelle n'a pas été ma surprise, de trouver dans le dernier paragraphe, le titre suivant :
           
                FLN : des milliers d'enlèvements.
                 
          • Mais mon allégresse, a été de courte durée, car, notre historienne, nous découvre mille raisons pour ces enlèvements, plus ou moins justifiés.

             
        • Rien de nouveau, sous le ciel de l’historienne anticolonialiste !!!!

           
        • Pour illustrer l'article sur l'escalade de la terreur, de Madame Raphaëlle Branches, nous avons en page 61, un petit rappel de la « Gégène ».
           
          • Historia, nous présente, « Une page BD », intitulé« En résumé »
             
          • Une série de photos BD qui est censé représenter les « événement d'Algérie ».
             
            • A côté des accords d'Evian, figure l'exode des français d'Algérie,
              mais comme de coutume, nous retrouvons, par je ne sais quel miracle anticolonialiste, la même « Gégène », que dans l'article
              de Madame Raphaëlle Branches, avec sa bulle : « N'oublions pas la machine à torturé de l'armée française ».
               
          • Bien sûr j'ai écrit à Historia, pour leur demander l'origine de cette « Gégène », des années 2020.
             
          • Pas de réponse.
             
          • Quant au créateur de cette page BD, je n'avais jamais vu son nom, dans aucun article sur les événements d'Algérie.


    Photo de Marc Garanger Aumale Juin 1961, arrestation d'un rebelle.

    Marc Garanger Aumale Juin 1961

     
        • Après Madame Branches, suit un article de Madame Sylvie Thénault :
           
              « Ratonnades : Mort au Maures ! »
               
        • L’article commence ainsi :
           
              « Face à la poussée indépendantiste,
                les colons français se font justices eux-mêmes en s’en prenant aux populations locales et à leurs biens. »

               
          • Cet article fait référence au livre, de Madame Sylvie Thénault, « Les ratonades d’Alger, 1956 ».
             
          • Madame Sylvie Thénault, nous indique que le mot « Ratonnade », nous renvoie au 17 octobre 1961, et bien entendu, aux livres,
            « Les harkis à Paris », suivit par « Ratonades à Paris », des deux communistes, « les Péju » , Paulette et Marcel, les sympathisants du FLN.
             
          • Elle nous indique que la presse de l'époque, en livre des exemples.
             
            • Oui,   Le Monde du 1er Janvier 1957, titrait :
               
                  « Six musulmans tués, de nombreux blessés », article de J.M.

                  « Situation tendue après les manifestations de Samedi », article de Jacques Fauvet.
                   
            • Mais Madame Sylvie Thénault, aurait pu également relever pour cette même journée, des titres du journal Le Monde très significatifs.


    La dernière Une,   de l’élégante parisienne,   le 31 Décembre 1956.

    La Dernière Une de la noyée 31 décembre 1956

           
          • Voici, quelques titres du journal Le Monde du 1er Janvier 1957, qui auraient dû attirer l'attention de notre historienne du CNRS,
             
              • « Le corps de Mme Cazal, disparue le 21 novembre 1956, est tiré de la Seine. »
                 
                  • Hé! Oui, la Seine n’est pas raciste,
                    elle rend toujours les corps des noyés, sauf, s’ils sont Algériens, et noyés par la police du Préfet Maurice Papon..
                     
              • « Le Figaro : des excès condamnables, mais explicables. »
                 
              • « Le FLN lance un ordre de grève générale de huit jours »
                 
          • La lecture des deux articles, concernant la manifestation du 29 décembre 1956 , nous donne plus de détails sur cette manifestation,
            que les rapports des Commissaires Jean Builles et Michel Gonzalez figurant dans le livre de l’Historienne du CNRS.
             
            • Dans le second article, le journaliste du Monde précise :
               
                  « Comme toujours, en de telles circonstances la relation des événements est présentée en plusieurs version.
                    Les observateurs les plus objectifs, ne peuvent être partout à la fois. .

                  II faut objectivement remarquer que les brutalités parfois meurtrières, ont été l'objet d'une minorité de jeune gens armés.
                  Mais, que l'ensemble des manifestants a gardé son sang-froid. »

                   
            • On pourrait ajouter, pour illustrer l’article du Monde : « Le Figaro : des excès condamnables, mais explicables. », que pour le seul mois
              de décembre 1956, on dénombre 90 attentats pour la seule ville d'Alger.

               
        • Vous avez dit « Ratonnades »,   comme c’est Bizarre !!!
           
          • Près de la frontière marocaine.
             
            • Le 3 décembre 1956, deux bombes explosent à Nédroma, causant la mort de 25 personnes, 12 européens et 13 musulmans, dont quatre enfants.
               
            • Parmi les 12 morts Européens, il y en avait sept de confession Juives, dont le Rabin de Nédrona, M. Azizra, gros négociant en savonnerie.
               
            • Le ratio morts/population, nous donne les chiffres suivant :
               
                • musulmans : 13 morts, Catholiques : 40 morts, Juifs : 180 morts, où est la ratonnade !!!
                   
            • L’enquête démontrera que les deux caisses renfermant les deux bombes, de 50 kg, avaient été livrées, en provenance du Maroc !!!!


    Le Monde du 3 Décembre 1956 Nédroma : 25 morts.

    Le Monde 3/12/1956 Nédroma 25 morts 1956

         
      • Mais, revenons au récit de Madame Sylvie Thenault.
         
        • Arrive le bilan de cette journée.
           
            « Seuls six morts ont été recensés à l'époque, tous tués par armes à feu.
              Mais le bilan impossible à établir de façon infaillible, est d'évidence bien plus élevé.

              Surtout que les violences ont durée de 14 heures à 20 heures, et, couvert les cinq kilomètres du trajet ».
            ;

             
      • Chronologie des événements importants de décembre 1956.
         
          • Le 11 décembre 1956.
             
            • L' IGAME Serge Baret demande d'établir des dossiers sur la situation du terrorisme et des moyens d'action en Novembre et décembre 1956,
              pour tout le département d'Alger, en vue d'informer le ministre des Affaires étrangères Christian Pineau, pour la session de l'ONU
              de février 1957. Archives Nationales d'Outre-mer. 91 5Q 133
               
          • le 16 décembre 1956. .
             
            • Sept morts, uniquement dans le Grand Alger : 6 Européens et l'Agent de police Abdelkader Khemici.
               
          • le 25 décembre 1956.
             
            • Le Bachagha Ait Ali Président du conseil général d'Alger, est grièvement blessé, son assaillant est abattu.
               
          • le 26 décembre 1956.
             
            • Le président René Coty gracie six condamnés à mort.
               
          • le 28 décembre 1956.
             
            • Mort du maire de Boufarik.
               
            • Le ministre Résident, Robert Lacoste prend des mesures, pour éviter toute confrontation, entre les deux communautés.

               
      • Chronologie du début de la manifestation du 30 décembre 1961.
         
          • 14h la cérémonie débute au 108 avenue Michelet, juste après la rue Altairac.
             
          • 14h 15 le cercueil est porté vers le char funéraire, direction la petite église du Sacré Cœur, située rue Edith-Caveli, à hauteur du 100 de la rue Michelet.
             
          • 14h 45 fin de l'office religieux. Le cortège se groupait derrière les drapeaux des anciens combattants et des associations de Boufarik.
             
          • 14h50 Premier vif incident.
             
            • Il devait avoir par la suite des conséquences inattendues.
               
            • Les personnalités officielles se dirigeaient vers leurs voitures pour gagner le cimetière, mais une grande partie de l'assistante en avait décidé autrement.
               
            • M. Pierre Chaussade prenait place dans son auto, quand un groupe de manifestants se précipita vers sa voiture, prêt à renverser le véhicule,
              il fallut l'intervention convainquant du colonel Ducourneau pour mettre un terme à l'incident. M. Pierre Chaussade sans hésiter,
              décida de prendre place dans le cortège pour gagner à pied le cimetière de Saint-Eugène.
               
            • C'est entre deux haies d'une foule très dense que le convoi traversa la ville. Rue Michelet, rue Monge, boulevard Carnot.
               
          • 16h. A hauteur de l'hôtel Alleti, nouveau signe d’énervement.
             
            • Les premiers incidents débutent à hauteur du square Bresson.
               
              • De très jeune gens qui d'ailleurs ne s'étaient pas joints au cortège, saccagent des boutiques et molestent quelques passants.
                 
            • A 16h 10, le cortège débouchait avenue du 8 novembre 1942.
               
                • Là, il y eu trois musulmans innocents tués par armes à feu dans une voiture.
                   
                • Oui, quelques manifestants, armés ont tirés et tués des musulmans innocents, qui se trouvaient dans leur secteur.


    Le général Raoul Salan est à Alger Décembre 1956

    Le générak Salan est à Alger  décembre 1956