Le F.L.N.. de France.
- Qui a tué Maître Amokrane Ould Aoudia, avocat Kabyle, …..Le F.L.N..... ou, …. Le M.N.A.
»
-
Je dois reconnaitre que j’ai un gros penchant pour le F.L.N.
compte-tenu de la propagande réalisée par les membres du FLN, détenus dans les prisons de France, et surtout, par des simagrées
réalisées en Mai et en juin 1959, par le collectif des avocats du FLN, surtout, Maître Jacques Vergés, Maitre Mourad Oussedik,
et, Maître Ben Abdallah.
- Pourtant dans les années 1990, certains témoins, nous affirment, que c’est le Service Action du SDECE, qui a « éliminé », Amokrane.
- D'autres, nous explique, dans les années 1980 et après, que le FLN de France était une sorte de Club Med,
pour les Nord-Africains vivants en France, surtout ceux de Paris et du département de la Seine des années 1955 à 1963.
- Dans les archives, les dossiers témoignent
de la violence de cette lutte, pour cette manne financière, que représentaient les travailleurs algériens.
- Le nombre de « Morts » pour la période, octobre 58 à mars 1962, s'élève à 4100, et, plus de 13.924 blessés.
- REF : Achive Nationale de France 19880446/1/1 à 19880446/30/3.
Les deux avovats du collectif du FLN : Vergés et Oussedik. .

- Je vois déjà, les Pieds Nickelés, adorateur de la date du 17 Octobre 1961, spécialistes du copier/coller, apôtres des prophètes de la Guerre d'Algérie,
Madame Raphaëlle Branche, Madame Sylvie Thénault, et M. Benjamin Stora, sauter comme des cabris, en lisant la suite de ce paragraphe.
Mais quand est-il exactement ?
- Le Mardi 26 Mai 1959, le journal Le Monde titrait : « Incidents au procès des étudiants algériens. »
« Le samedi, 23 Mai 1959, dans l'après-midi, la dix-septième chambre correctionnelle,
a renvoyé le procès des quinze étudiants algériens à son audience du vendredi, 26 juin 1959. »
- NON PAS,
à cause de l'assassinat de Maître Amokrane Ould Aoudia,
mais parce que les avocats de la défense avaient prétendu avoir reçus des menaces.
- Ils demandèrent que les lettres de menaces reçus par M° Olmi et par le procureur M. Hennequin, lors du procès
de l’attentat contre M. Soustelle, fassent partie des preuves.
- Ils demandèrent également, la mise en libertés des deux détenus, M. Battata et M.Boussalah, les deux seuls détenus dans cette affaire
de l'U.G.E.M.A. mais, les juges ont estimé que les deux détenus, impliqués dans cette affaire, n'offraient pas des garanties suffisantes
de représentation, car ils y en avaient deux autres qui étaient en fuite, M. Ould Rovis et M. Ben Khelil.
- Le journal rapporte les propos tenus par le juge militaire.
Le journal rapporte les propos tenus par le juge militaire : Journal Le Monde du 25 Mai 1959.

- Parmi les avocats, figurait Maître Jacques Vergés, qui le Mercredi 13 Mai 1959, devant la 14° chambre correctionnelle de la Seine,
avait invoqué, « le suicide », d'un musulman algérien, au commissariat de Versailles.
- Le lundi 25 mai 1959.
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La presse nous informe : un avocat kabyle a été assassiné.
- Le journaliste écrivait :
« L'avocat qui devait plaider cet après-midi devant la 17° chambre correctionnelle en faveur de quinze étudiants accusés d'avoir
reconstitué l'UGEMA, association dissoute, était attendu hier soir à une réunion de travail par ses collègues, défenseurs
au cours du même procès.
On suppose donc que M° Ould Aoudia a été tué alors, que quittant son bureau, il allait à cette réunion.»
- Le mardi 26 mai 1959.
- le journal Le Monde titrait : « Plusieurs témoins sont entendus pour tâcher de déterminer les mobiles du crime. »
« Le commissaire principal Bouvier, de la brigade criminelle, ne pourra pas interroger, Madame Ould Aoudia, veuve de l'avocat,
car elle s'est constituée partie civile, le samedi 23 Mai 1959.
Seul le Juge Perez, juge d'instruction, pourra l'entendre en présence de ses conseils. »
- Plusieurs avocats du collectif des avocats du FLN, portent plainte, ils viennent de recevoir par la poste, après l'assassinat de
Maître Ould Aoudia, des missives comprenant une feuille de papier sur ....(voir la suite de l'article.
- NOTES :
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On peut dire de Jacques Vergés a été d'une rapidité incroyable dans cette affaire, et qu'il a en quelques heures implanté le décore,
qui orientera la presse vers l'assassinat de l'avocat, par les Ultras, et plus tard par « La Main Rouge » du SDECE.
- Mais, ce cher Jacques, a été devancé par les mêmes orateurs, qui depuis le 2 novembre 1954, crient à la torture et au génocide.
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Le 1 avril 1959, la presse nous informe des règlements de comptes entres Algériens.
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Le 8 avril 1959, les attaques de deux commissariats de police, celui de Vanves et de Sèves confirment la recrudescence à Paris,
du terrorisme algérien.
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Le 14 avril, M. Maurice Clavel dans son éditorial, radiodiffusé par la R.T.F. déclare :
« Et si les attaques des commissariats de police étaient un coup « des Ultras »
- Le 16 avril 1959, France-Observateur, sous la plume de Claude Bourdet, laisse entendre, que les attaques des commissariats,
sont l'œuvre des « Ultras de l'Algérie Française ».
- Le 21 avril 1959, un tract du FLN de France confirme l'article de Claude Bourdet.
- Mais, dans la nuit du 27 au 28 avril 1959, porte de la Chapelle, un barrage arrête un taxi qui transportait le cadavre d'un algérien.
- il avait été étranglé.
- Les deux tueurs, qui transportaient le cadavre, déclarent avoir exécuter un jugement rendu par le tribunal du FLN.
Photo manifestation du MNA à Paris 9 Mars 1956.

- La Presse parisienne,
nous donne les détails des Unes des journaux de cette fin de mois de Mai, et surtout celles de ce mois de Juin 1959.
- 25 Mai 1959.
- Un avocat kabyle est trouvé tué d'une balle de revolver.
- 26 mai 1959.
- Plusieurs avocats parisiens défenseurs de membres du F.L.N. portent plainte. ***Il faut récupérer l'article du monde
- Plusieurs témoins sont entendus pour tâcher de déterminer les mobiles du crime.
« Le commissaire principal Bouvier, de la brigade criminelle, poursuit aujourd'hui son enquête sur l'assassinat de
Maître Amokrane Ould Aoudia, avocat d'origine kabyle, inscrit au barreau parisien. »
- 27 mai 1959.
- Quatre comités demandent qu'un hommage public soit rendu à la victime.
« Le comité Maurice-Audin, le Centre d'information pour la défense des libertés et de la paix, le Comité de vigilance universitaire,
signalent dans un communiqué, qu'ils ont appris avec une très grande émotion, l'assassinat de Maître Amokrane Ould Aoudia.»
- Maître Ould Aoudia avait été menacé de mort le 13 Mai 1959.
« Dès le premier jour, les avocats qui ont coutume de défendre, comme le faisait Maître Ould Aoudia, les membres du FLN,
ont imputé au contre-terrorisme la responsabilité de l'assassinat. »
- 28 mai 1959.
- Les policiers recherchent les dernières personnes qui rencontrèrent Maître. Ould Aoudia.
- 29 mai 1959.
- La veuve de la victime et plusieurs organisations protestent contre cette décision.
« L'assassinat de Maître Ould Aoudia ne pouvait pas ne pas provoquer des réactions politiques.
Elles furent immédiates chez ceux de ses confrères et amis qui imputèrent d'emblée au contre-terrorisme la responsabilité du crime.
Les lettres de menaces qu'ils reçurent les confortent dans ce sens. ».
Identification Amirouche par Amagui Acour et Misara Mokrane deux anciens de la Wilata 3.

- 30 Mai 1959.
- « Maître Ould Aoudia sera vengé!
déclare un de ses confrères au cours d'un procès.
-
Dijon, 29 mai :
« Notre combat continu et Maître Ould Aoudia sera vengé » a déclaré ce matin Maître Ben Abdallah devant le tribunal permanent
des forces armées à Dijon, qui jugeait vingt-quatre membres du FLN.
- Meeting de protestation vendredi soir salle des horticulteurs.
« Une réunion d'information et de protestation contre l'assassinat de Maître Amokrane Ould Aoudia, et les menaces de mort reçues
par certains de ses confrères, se déroulera, ce soir à 20H45.»
01 juin 1959.
- Un millier de personnes ont assisté au meeting de protestation contre l'assassinat de Maître Amokrane Ould Aoudia,
08 juin 1959.
- The Economist (Londres, indépendant) :
« Le gouvernement français doit faire juger rapidement les meurtriers d'Aoudia. »
- L'EXPRESS : Le sens d'une mort. Un article signé Me Jacques Vergés.
« Le problème n'est pas de la valeur de notre vie, il est du sens d'une mort.
L'assassinat des avocats, on l'a vu dans d'autres pays, est l'étape ultime des atteintes aux droits de l'homme... ».
21 juin 1959.
- Le livre « La Gangrène ». a été saisi.
30 juin 1959.
- Le terrorisme en métropole s'aggrave régulièrement depuis le mois de janvier.
« Depuis plusieurs années, rares sont les jours où l'on n'enregistre pas en métropole, quelques attentats commis par
des musulmans, contre des coreligionnaires.
On a certes parfois noté des pauses dans la lutte sanglante.
25 juillet 1959.
- Le procès des étudiants algériens.
« La 12° chambre correctionnelle appelle vendredi après-midi le procès des quatorze étudiants prévenus d'avoir reconstitué,
leur association, l'UGEMA, dissoute par décret, en janvier 1958. »
.....
Le Jeudi 7 janvier 1960.
- A l'audience de la 17° chambre correctionnelle de la Seine,
Moussa Khebaili affirme publiquement connaitre le nom de l'assassin, de Maître Amokrane Ould Aouida !!!!!I
- Suite à cette révélation, il sera entendu le samedi le samedi 9 janvier 1960, par le juge d'instruction.
- Note :
Pour les Pieds Nickelés, je rappelle que M. Moussa Khebaili, a été arrêté, le 6 décembre 1958, avec deux autres complices
du F.L.N. M. Mustapha Francis, et surtout M. Boumaza Bachir.
Almanach Ouvrier-paysan 1960, édité par «l'Humanité».

- Bizarre vous avez dit bizarre !!!
- Normalement, avant de préparer sa plaidoirie, l'avocat rencontre son ou ses clients au parloir de la prison.
- L'article de la publication de cet almanach de 1960, nous rappelle et nous précise, que Maitre Amokrane Ould Aoudia, était un des avocats
du collectif FLN, qui défendait les étudiants algériens de l'UGEMA, et qu'il devait plaidé le samedi 23 mai 1959, dans l'après-midi, devant
la 17° chambre correctionnelle.
- L’article de cet almanach, reprend mot pour mot, l’article de presse, paru le 25 Mai 1959, sous le titre. :
Un avocat kabyle a été assassiné
-
Il nous précise et ajoute :
« Cet assassinat, œuvre de tueurs spécialisés, du type de ceux
qu’emploient des organisations connus en haut lieu, tel que « La Main Rouge » provoquait une vive émotion. »
Attentat contre M. Jacques Soustelle. Procès du 6 Février 1959.