ALGERIE - 1954 - 1962




 

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L'Humanité du Jeudi 22 Juin 2000.

Humanité 22 juin 2000 1957 bataille d'Alger
Humanité 22 juin 2000 1957 bataille d'Alger

 
      • Dans ces trois lignes sur Louisette, madame Beaugé n'est pas très précise :
         
          • Il ne s'agit pas d'une embuscade, et Madame Louisette n'était pas avec son commando, mais tout simplement dans une cache.
             
          • L'arrestation d’ Ali Moulay, le 17 Juillet, allait déclencher la destruction de toute la ZAA.
            Identifié comme chef d'une des zones de la ZAA, il donnera tout son réseau, ce qui permettra les arrestations dans
            la nuit 5 au 6 Août de Saïd Bakel et Malika Ighilahriz, puis, le 6 Août, au matin de Gandriche Hacène, dit « Zerrouk »,
            chef d'une autre région de la ZAA.
             
          • C'est à cette date que Louisette a tenté de fuir Alger.
             
          • C'est dans une ferme à Chelbi,
            à vingt kilomètres d'Alger, que le 1° REP, mettre fin à l'évasion de Saïd Bakel, évadé le 10 Septembre 1957.
             
          • Deux autres fuyards seront abattus lors de l'ouverture de la cache, et Madame Louisette sera blessée.
            Elle sera transportée à l'hôpital Mustapha par le sergent-chef Johan Wallisch, chef de section de la 2° compagnie du 1°REP,
            et remise entre les mains du médecin de garde.

             
        • Comme le précise, le compte rendu de la commission de sauvegarde, lors de sa visite à Hôpital Civil d’Alger ( Hôpital Mustapha ) :
           
              « Nous pouvons affirmer que les blessés ennemis étaient soignés exactement comme les autres….
                Même médication, même alimentation, seule différence : un garde armé qui se trouvait derrière la porte. »


Le livre de Jacques Duquesne.

le livre de Duquesne 2015 1957 bataille d'Alger

 
              Note :
               
              • Cette rue, c'est la rue du Divan, avec au fond la cathédrale Saint-Philippe, et sur le côté Archevêché.


         
      • Alors, qui était cette Louisette,
        pour avoir eu le privilège d'avoir été torturée par le général Massu, le colonel Bigeard et le capitaine Graziani !!!!
         
          • On ne trouve aucune trace de Louisette, sauf lors de l'opération à Chelbi, par le 1° REP.
             
          • La seule référence, liée à Bakel Saïd, c'est Malika Ighilahriz, arrêtée en même temps que lui, le 6 Août 1957.

             
          • Le journaliste Charles Silvestre, du journal L'Humanité, et coordinateur de l'Appel des Douze, nous précise,
            sans même se poser la question, si cela était possible, qu'elle est restée entre les mains de ces trois tortionnaires,
            du 28 Septembre au 26 décembre 1957.
             
          • On peut s'étonner, que ce journaliste, n'est pas eu le moindre doute sur la véracité du récit de Louisette,
            qui écrivait qu'elle avait été torturée pendant 90 jours.


           
        • Mais,le plus étonnant, c'est l'historienne Raphaëlle Branche, qui écrivait dans « La torture et l'armée » :
           
                  « Le témoignage de Louisette Ighalahriz révèle ...
                    La jeune femme plâtrée sur tout le côté droit du corps ... »

                   
            • On connaissait les parachutistes tortionnaire, mais, on ne connaissait pas encore,
              les médecins militaires déjantés, car plâtrer tout le côté droit du corps, pour des blessures par balles aux jambes, c'est vraiment inquiétant.

               
      • Après l'article de Florence Beaugé, et la sortie du livre de Louisette,
        le général Maurice Schmitt prit la défense de son compagnon d'armes, le capitaine Graziani, mort pour la France, le 6 Janvier 1959.
         
          • Quelques mois plus tard, Philippe Bernard du Journal Le Monde,
            recueilli à Alger les témoignages de tortures de : Ali Moulay, le prédécesseur de Saïd Bakel, de Malika Koriche, et de Rachid Ferrahi.

             
      • Le mythe de la torture du lieutenant Schmitt à l'école Sarrouy était sur les rails.

         
          • Son apothéose se réalisera avec les nouvelles parutions, des 42 pages dactylographiées,
            retrouvées miraculeusement, dans les archives du Journal Le Monde et dans les carnets secrets de Jacques Duquesne.

             
            • Nous traiterons bien entendu ce nouveau miracle dans une autre page.


               
      • Que pouvait bien révéler Louisette que les parachutistes ne savaient pas à la date du 1 Octobre 1957?


Affaire du noyautage de la Z.A.A.

Affaire du noyautage de la Z.A. 1957 bataille d'Alger

 
      • Depuis la mi-Août 1957,
        le 3° RCP communiquait avec Ramel et Kaled, puis avec Yacef Saadi, avant de transmettre la correspondance à l'unité relevante,
        c'est à dire le 1° REP, qui continuera cette correspondance jusqu'à l'arrestation de Yacef, et enfin, comme le précise la déposition
        de Ben Hamidda, avec lui, depuis le 27 Septembre 1957, jusqu’au 15 octobre 1957.

         
      • A la date du 27 Septembre 1957,
        la 10° D.P avait entre ces mains tous les noms de la ZAA, comme l'indique une note des renseignements, nommée :
         
            « Affaire noyautage de la Z.A.A. - Le réseau B. »

             
          • Cette note donne les points importants,
            de la fausse correspondance de Ghandiche, (dictée par le 3° RCP, puis par Allard, et le capitaine Leger), avec Kamel,
            Yacef, Ali la pointe, puis enfin dans les premiers jours de Septembre, la connexion avec Ben Hamida, le dernier de la ZAA.

             
      • Alors comment justifier, la présence du Général Massu, celle du Colonel Bigeard, celle de Graziani, au Paradou Hydra.
         
          • Le seul et unique « fait héroïque » de Louisette,
            c'est sa présence à Chelbi, et surtout sa blessure par balle, lors de l'attaque de la ferme par le 1° REP.


       
    • Il n'y a rien d'autre à dire sur Aziza Ighilahriz,
      elle a voulu comme un petit nombre Algériens, avoir droit elle aussi a une part de la rente à vie des moudjahidines.

       
    • Donc, après les torturés de l'impasse de la grenade dans la nuit du 2 au 3 Février 1957, après le poignard du lieutenant Le Pen,
      après les torturés de l'école Sarrouy, et le Mythe de Ourida Meddad, après les 90 jours de tortures de Aziza Ighilahriz par le Général Massu,
      la brillante journaliste du Monde, continua avec « une année d'orgie criminelle » de Benoist Rey,dans la région de Texenna, près de Djidjelli.

       
    • Rien n'arrête la brillante journaliste !!!


Sans commentaires.

les moudjahidines en 2017