« Le 28 septembre 1987, en fin de journée, j'arrive à Constantine.
Je venais pour y rechercher des témoins qui puissent me parler de la ferme Améziane.
Un mois plus tôt, à Paris, ce nom était venu dans le bouche de l'avocat Robert Binisti, que j'avais rencontré pour
qu'il me fasse part de son expérience d'avocat à Constantine durant la guerre d'Algérie. »
Binisti Robert, avocat, 2 rue de la Concorde, domicile, 3 rue Jean Bosco.
sous la plume de François Brigneau, l'un des fondateurs du Front National, avec Jean-Marie Le Pen.
intitulé : Le parti de la crainte ? J'en suis.
Voir l'article de M. Robert Binisti, ancien conseiller municipale de Constantine : le parti de la crainte.
est le premier livre, qui dans une seule et unique phrase, nous parle de la ferme Améziane.
pouvaient avoir connaissance, du nom de la fameuse ferme Améziane, qui figure dans le livre de nos trois Pieds Nickelés.
« Dans la journée d'hier, nous est parvenu, d'une source privée, une photocopie du rapport de la septième mission du C.I.C.R
en Algérie, daté du 15 Décembre 1959.
Comme il est d'usage, ce rapport est strictement confidentiel, et il a été communiqué au gouvernement Français .... »
« Nous estimons ces révélations préjudiciables.
Une publication prématurée risque de compromettre l'effort humanitaire de la Croix-Rouge. »
Les Ouled-Attalah, Souk-Arras..
les conditions d’internement apparaissent quelque peu meilleures dans les camps de transit et d’interrogation,
qui sont jugés satisfaisants, et parfois même « très satisfaisants », dans six des neuf camps visités, passable dans
le septième; et mauvais dans seulement deux.
à effectuer « un travail opérationnel », et, un était mort, suite à une tentative d’évasion, sur d’un total de 220 détenus.
ne nous a pas été signalée par l'Autorité militaire, mas par les internés du CTT de Hamma-Plaissance.
qui est là depuis 55 jours, d'autres affirment y avoir séjourné près d'un mois.
Nous ne comprenons pas pourquoi l'on maintient aussi longtemps des suspects, qui sont des « assignés à résidence »,
dans un centre comme celui-ci.
Michel Zavrian, Maurice Courégé, et la préface de Vidal-Naquet, « Le cahier vert expliqué ».
et, quelques mois plus tard, publient leur livre,« Le droit et la Colère».
« Vérités, Libertés, Massacres. », dans cet article le célèbre Vidal-Naquet et Consorts, écrivaient :
« Une République Algérienne »,
Ces trois mots que laissait tombé le général De Gaulle, le 4 novembre dernier....
Au lendemain des manifestations massives du 11 décembre 1960, ce titre est apparu, « hommage au peuple algérien ».
Des centaines de morts, hommes, femmes, et enfants massacrés dans des conditions abominables par les Ultras et plus encore par
les paras et les zouaves, des milliers d'arrestations, des « suspects » remis aux tortionnaires spécialisés de
la Cité Améziane à Constantine... »
Vérité-Liberté avait publié dans ses pages tout au long de l’année 1960, des extraits du rapport du CICR de décembre 1959.
l'intégralité du rapport du CICR de Décembre 1959, édité par « Témoignages Chrétiens », moyennent le cout de 2NF.
pour voir resurgir des articles sur la ferme Améziane, articles écris par notre brillant Vidal-Naquet.
« Le rapport sur la ferme Ameziane que nous présentons ici, n'est pas un document émanant d'un service officiel.
Il a été rédigé par un groupe de jeune appelés en service à Constantine, comme ces jeunes appelés ont eu accès à
une documentation officielle et que les chiffres qu'ils donnent, notamment, sont d'une authenticité absolue,
nous n'hésitons pas à reproduire leur texte.
La Centre de Renseignement et d'Action de Constantine avait, de 1957 à 1961, contrôlé 108.175 personnes, fiché 11.518 algériens
comme militants nationalistes sur le secteur, gardé pour des séjours de plus de huit jours 7.363 personnes et interné 789 suspects.....
A ferme Ameziane se trouvait un charnier où plusieurs détenus morts sous la torture avaient été enterrés.
Le 4 novembre 1959, la ferme Ameziane reçut la visite de la délégation du CICR....
A la suite de divers procès et incidents,
qu'il est inutile de relater ici, le tribunal ordonna le 22 juin 1960, une descente sur les lieux et la confrontation des accusés
avec le chef du C.R.A. le capitaine Rodier. La descente sur les lieux intervint le 8 Août 1960....