ALGERIE - 1954 - 1962




 

 Catégorie voyage     La     Villa   des   roses.
 

  • La fameuse Villa des roses,
    sise, au 74 boulevard Gallieni, citée dans tous les livres et articles sur la torture en Algérie, comme la villa Sésini.
     
  • En vérité,   il n'y a pas de villa des roses, au 74 boulevard Gallieni !
     
  • Alors, comment cet amalgame,   une villa, un nom, une adresse, fait-il encore aujourd’hui la une des journaux !
     
  • Tout commence avec la bataille d'Alger, nom très pompeux donné par les journalistes, à ce travail de police réalisé avec succès,
    contre les tueurs du F.L.N, par la 10° Division de Parachutistes du général Massu.
     


  • Début du chapitre IV du livre La Pacification.

    Début du chapitre IV  du livre La Pacification

    Fin du chapitre IV du livre La Pacification.
    fin du chapitre IV  du livre La Pacification

     

  • Mais, revenons à cette villa des roses.
     
    • Dans sa déclaration libre, en septembre 1957, Yacef Saadi ne donnait, ni le nom, ni l'adresse, de la villa d'El-Biar :
       
        « Il fallait vu les résultats, mettre sur pied un véritable labo et par mesure de sécurité l'éloigner de la Casbah.

          Saïd,tenancier d'un bar au square Bresson, (Saïd Smaïl), nous offrit son domicile qui d'ailleurs n'a pas duré, car après la mise au point
        des premières bombes chez lui, il y eut l'explosion, et là mourut Rachid Kouache. »

       
    • En décembre 1957, Jean André Faucher, publie, L'Algérie rebelle, un livre de 253 pages.

        Pas une seule ligne sur la villa des roses.

        M. Faucher précise de les explosifs de marque Chemotex-Karachi, venaient de Belgique,
        et, que le laboratoire de Yacef, était en réalité, un lieu d’assemblage des divers éléments pour fabriquer les bombes qui explosèrent dans Alger.

         
    • En Mai 1958, Serge Bromberger, publie le livre : Les rebelles algériens, livre de 278 pages, une partie de ce livre concerne la bataille d'Alger :
       
      • Page 165.

          Marsali fut chargé de trouver rapidement une villa dans un quartier périphérique et européen.
          Il s'adressa à un musulman qui n'avait plus rien à refuser au FLN, puisque le café du Square Bresson, dont il était le gérant, servait d'observatoire
          permanent aux rebelles pour guetter les forces de police entrant dans la casbah, et que possédant une droguerie à El-Biar, il ravitaillait déjà
          en produits chimiques l'impasse de la Grenade.
          On pria cet homme nommé Saïd Smaïl de mettre de surcroit sa villa d'El-Biar, à la disposition du Front.
          Cette villa dite des Roses, ne devait d'ailleurs servir que quelques jours,
          assez pourtant, pour que Taleb devenu habile eût le temps d'y fabriquer les bombes qui exploseront dans Alger en 1956. ...... »

          « Ce n'est rien, disent-ils, une bouteille de butane qui vient de sauter !     Nous allons nous faire soigner ».

          C'est Marsali et Razi-le-Régleur qui s'échappent ainsi et se replient sur la casbah.

          Une patrouille de l'armée de l'air qui circule dans les environs s'approche et pénétre dans la villa aux volets arrachés.
          Elle trouve un cadavre horriblement déchiqueté dans le vestibule.
          Dans la salle à manger bouleversée, des réveille-matin, des corps de bombes, des piles électriques.
          Enfin six bombes, toutes prêtes, dont une réglée pour 19h 45. Le mort n'est autre que Kouache, le monteur.

       
    • L'explosion de la villa dite des roses eut lieu en Octobre 1956.

      C'est ainsi que commence cette histoire de la villa des roses, mais cette villa des poseurs de bombes, n'étais pas sur le boulevard Gallieni !!!!
       



  • Annuaire des Belle Lettres de 1931

    Annuaire des Belles Lettres 1931

     



    Plan du boulevard Galliéni avant 1957

    plan boulevard Galliéni 1957

     



    Le boulevard Galliéni avant 1957

    boulevard Galliéni 1957


     

  • Epilogue :
     
    • Pendant les fêtes du Premier novembre 1962 à Alger,
      un photographe de l’agence Jomone est à l’œuvre, il saisit un cliché qui devient rapidement une carte postale, représentant un homme en burnous
      portant un parapluie, avec à l’arrière-plan, le défilé militaire de l'A.L.N, l'agence Jomone était installée à Alger, au 2, rue Levacher.
       
    • En 1963, l'homme au burnous demanda à l'agence Jomone d'Alger, des droits à l'image, je vous laisse le plaisir de découvrir la réponse de l'agence Jomone.

       
  • Nous terminerons cette page sur la fabuleuse Villa des Roses, sise, 74 boulevard Galliéni, par une concaténation,
    de la revue « El Moudjahid» , citée par le Ministre de l'information du G.P.R.A.   Mohamed Yazid   à Tunis,
    des principales actions de l’A.L.N. pour la période du 27 au 30 juin 1959.
     
    • Le cumul des soldats français tués au combats par l’ALN,
      nous donnes le chiffre impressionnant de 133 soldats français tués en 4 jours, dont un Capitaine, sans compter les blessés.



  • document de M. Yazid à Tunis en 1959.

    principales actions de l’A.L.N. pour la période du 27 au 30 juin 1959

     

  • Si en 1959, il était difficile de vérifier l’ensemble de ces informations, aujourd’hui, en 2017, d’un simple clic,
    nous avons la liste des morts en Algérie, par jours, par régiment, par lieu, avec certaines informations sur les éventuels combats.
     
  • Pour cette période décrite par M. Mohamed Yazid, le total des morts,
    par maladie, accidents de la route, noyade, attentats, combats, s’élève à 13 morts, deux parmi ces 13 soldats sont morts
    pendant un engagement, mais aucun dans les lieux cités par M. Mohamed Yazid.
     
  • Pendant cette période, aucun capitaine n’a été tué au combat.
     
    • Le 27 juin 1959, il y eu 7 morts, dont un Sous-lieutenant, tué au combat à Tamarout-Batna, dans les Aurès.
    • Rien pour le 28 juin 1959.
    • Le 29 juin 1959, il y eu 4 morts, dont un Sous-lieutenant, du 1° RCP, tué au combat à Aflou.
    • Le 30 Juin 1959, il y eu 2 morts, un à Ain-Zatour et l’autre à Sidi-Bel-Abbès.

     
  • Je vous laisse médité sur la véracité des propos tenu par M. Mohamed Yazid, qui figurent dans les pages
    du livre, La Pacification de M. Hafid Keramane, en précisant toutefois, que l’intègre M. Pierre Vidal-Naquet,
    utilisera le chapitre IV, de ce livre, dans son numéro 20, de son journal Vérité-Liberté.


        Mais cela, est une autre histoire ……