ALGERIE - 1954 - 1962




 

 Catégorie voyage     Le 92 ou 94    Avenue   Georges   Clémenceau   à   El-Biar.
 

  • Le second mensonge du Général Paul Aussaresses.
     
    • L'Avocat Ali Boumendjel n'étais pas détenu à El-Biar,
      au 92/94 avenue Georges Clemenceau, mais à Hussein-dey, et, Il n'a jamais été torturé, comme l'écrivent les journaux d'Algérie.
       
    • La description des lieux par Aussaresses est fausse, et surtout, il n’y avait pas de passerelle.
       
    • Il convient de donner quelques explications sur ce fameux immeuble.
       
      • A partie de l'avenue Clemenceau,
        on accédait à cet immeuble, en passant par un portail, puis par un passage situé, entre l'immeuble et le bâtiment précédent
        pour aboutir, devant ce qui est aujourd'hui une salle de Judo, mais qui contenait en mars 1957, la popote du 3e RPC.
         
      • Il faut ensuite, monter quelques grandes marches, pour arriver devant la façade de l’immeuble, avec ses trois entrées.

         
    • Dernier point important, en mars 1957, ce bâtiment est occupé par les parachutistes du 3e RPC du Général Bigeard.
       
        • Mais, point de détail, comme nous le dirait, une journaliste du Monde, et, qui n'a jamais été pris en compte par les Historiens du Dimanche,
          dont le prophète est Benjamin Stora, le 21 mars 1957, le 3e RPC de Bigeard, quittait El-Biar, pour rejoindre le camp de Zeralda,
          pour quelques jours, avant de se mettre à la disposition du commandant du secteur de Blida, comme nous l'indiquent les JMO.
           
        • Le 28 Mars 1957, débutait l'Opération Atlas I avec la participation du 3e RPC.

           
    • Donc, compte tenu de ces informations, on peut émettre l'hypothèse suivante, le bâtiment étant vide,
      on pouvait à sa guise, et sans témoin supprimer l'avocat Ali Boumendjel, membre important du FLN, aux yeux du ministre des Armées.
       
      • Qui a donné l'ordre, surement pas Aussaresses, mais surement un membre du gouvernement.

         
    • Revenons sur le récit d'Aussaresses :
       
      • L'histoire de la passerelle, usitée par Paul Aussaresses,
        est tirée de l'article de l'Echo d'Alger du 25 Mars 1957, où figurent également, l'escorte composée d'un sous-officier et d'un lieutenant.
         
      • Le nom du lieutenant du 2e RPC, figure dans le rapport de l'Officier de police, du commissariat d'El-Biar.
         
          Il est certain, que l'Officier de Police, Officier de Police judiciaire, auxiliaire de M. Le Procureur de la République, en fonction dans
          le 13e arrondissement El-Biar, n'a rien vu, ni rien constater, car Maitre Ali Boumendjel était déjà à l'hôpital Maillot.

           
    • Oui, Ben M'Hidi, et, Ali Boumendjel ont été tués, mais, durant ces mois de Février et Mars, au hasard, des assassinats du FLN, des algérois ont été tués.
       
      • Pour la seule journée du 9 février 1957, onze morts, en voici la liste :
         
        • Stades.
           
          • Louis Casanova 8 ans, Marcel Caruana 52 ans, Emilien Chardon 50 ans, Ahcene Hamroun 17 ans,
            Emile Lambert 56 ans, Vincent Olcina 49 ans, Irène Riberi 20 ans, Vincent Torres 45 ans,Henri-Gaëtan Vitiello 47 ans
             
        • Restaurant « Le JOINVILLE »
           
          • Vincent Papallardo 45 ans, Mustapha Hacène MOULAY



  • La triste journée du 9 février 1957 à Alger.

    Alger le 9 février 1957 Bataille d'Alger

     

  • Dans le livre de Paul Aussaresses, nous avons sans au doute, d'autres mensonges,
    car à la lecture des différents chapitres, c'est lui, et lui seul, qui aurait mis fin au réseau bombes, aux tueurs du FLN d'Alger,
    il aurait également arrêté les membres du PCA, et, démantelé le réseau des porteurs de valises de France.
     
  • Mais, Aussaresses n'était pas, le dernier menteur, il y en avait d'autres.

     
  • Forcément, avec le 2e RPC, j'ai retrouvé Pierre Leulliette , et son livre : Saint Michel et le dragon, souvenir d'un parachutiste
     
  • Et, l'inévitable copier/coller du faussaire Vidal-Naquet dans son livre : « Les crimes de l'armée française. »
     
    • Le titre du passage était : La salle de torture de la 1re compagnie du 2e RPC
       
      • Le copier/coller de Vidal-Naquet commençait ainsi :
         
          « Nous cantonnions, à cette époque, dans la grande fabrique de confiserie désaffectée d’Hussein-Dey.
            Au rez-de-chaussée, outre un vaste hall toujours frais – ce qui est rare à Alger –, une grande salle obscure pleine de matériel laissé par
            les propriétaires occupait le fond de l’immeuble.
            La maison elle-même étant encastrée dans d’autres bâtiments, cette salle était invisible de la rue.
            Entourée de plusieurs petites chambres vides et poussiéreuses, elle était pratiquement insonorisée.
            C’était la salle de torture idéale.

            Chaque jour, le lieutenant de service, assisté du sergent T…, des transmissions, venait y passer quelques heures.
            Un autre sergent, Alsacien à la monstrueuse musculature, célèbre au corps pour sa dureté en cours d’opération et la lenteur de
            son esprit, les accompagnait, ils avaient beaucoup de travail.

            Les jours de grands « arrivages », il ne pouvait même pas y pourvoir : on faisait alors appel à deux ou trois autres hommes
            de troupe choisis pour leur insensibilité animale, sinon leur sadisme.

            Ces équipes spéciales se relaieront sous l’œil bienveillant du capitaine, un intellectuel, lui, de ceux pour qui
            la douleur n’existe pas – surtout celle des autres. » ….
           
          « Je n'aurais pas voulu être à sa place, me confie le responsable des transmissions.

            Les gendarmes ont utilisé pour le faire parler, le poste « 394 », c'est le supplice connu sous le nom de « gégène »,
            « gégène »" étant dans toute l'armée, le surnom de ce poste de haute fréquence. Reliant les électrodes .... »


           
      • Quelle magnifique description de cette salle de torture dans cette fabrique de confiserie désaffectée d’Hussein-Dey
        c’est mieux que du Salem-Alleg.

         
    • Ayant feuilleté le livre de Pierre Leulliette, je pensais trouver un passage sur Maitre Ali Boumendjel,   Rien...
       
        • J'ai recherché les noms des capitaines qui commandaient les compagnies du 2e RPC.
           
          • Dans la 1e Cie. dans l'ordre des dates, les capitaines Terrier, Engels, et Lebeurrier.   Rien...
          • Dans de la compagnie de Leuliette, la troisième, comme il le précise page 169, les capitaines Olivier, Barriere, et Marchal,   Rien...


       
    • J'ai donc commencer mes vérifications par l'extrait parut dans le livre de Vidal-Naquet.

       
      • Première ligne et premier mensonge.
         
        • Oui, il y avait une fabrique de confiserie, rue Lamoricière à Hussein-Dey, qui appartenait à la société EXNACO.



  • Extrait de l'Echo d'Alger     Mars 1956.

    Alger Mars 1956