publie « Le Maréchal Pélissier, duc de Malakoff », un livre qui retrace la longue carrière du Maréchal de France.
Le général Derrécagaix, commence et termine sa préface par une éloge aux deux Maréchaux de France, Bugeaud et Pélissier.
Préface du livre Maréchal Pélissier, Duc de Malakoff.
En septembre 2023.
Le Pied-Nickel, historien des plateaux de télévision, Jean-Michel Aphatie, demande que l'on déboulonne les statues des deux maréchaux, Bugeaud et Pélissier.
Notre pitre historien déclare que le Maréchal Bugeaud est l'inventeur des chambres à gaz, génocidaire du peuple algérien, dans les grottes des Ouled-Rihas en 1845.
Pour étayer son discours, il cite une phrase attribuer à Victor Hugo, parue dans les « Choses vues », en 1913.
Préface du livre Maréchal Pélissier, Duc de Malakoff.
Oui, il y a bien eu une affaire des grottes des Ouled-Rihas
Chronologie des évènements de juin à Août 1845.
Le 16 juin, le colonel Saint-Arnaud, laisse le colonel Pélissier, devant les grottes des Ouled-Rihas et poursuit Bou-Maza.
Le 10 juillet, Saint-Arnaud précise dans une lettre à son frère que son Agha Hadj-Hamet a battu Bou-Maza chez les Beni-Tigrin.
Le 11 Juillet.
Le Prince de la Moskowa, interpelle le Ministre de la guerre, le Maréchal Soult, sur les grottes des Ouled-Rihas.
Dans les notes sur les débats et discutions de cette journée, on trouve l'accusation du Prince de la Moskowa :
« Un colonel français se serait rendu coupable d'un acte de cruauté inqualifiable à l'égard de malheureux Arabes prisonniers. Je viens demander au Gouvernement de s'expliquer sur ce fait.
Remarquez Messieurs qu'il n'est pas question ici de razzias, mais d'un acte déplorable, d'un meurtre consommé avec préméditation sur un ennemi vaincu, sur un ennemi sans défense..... »
Il conclut en lisant l'article paru dans le journal L'Akhbar d'Alger.
Le Maréchal Soult, Ministre de la guerre, précise qu'il demande au maréchal Bugeaud des précisions sur cette affaire, et conclut :
« Mais, pour le fait lui-même, le gouvernement le désapprouve hautement, et il a déjà écrit dans ce sens au gouverneur de l'Algérie. »
Le Comte de Montalembert prend la parole et ajoute :
« Je demande pardon à la Chambre, mais le mot de désapprouver, me semble trop faible pour un attentat pareil. »
Le maréchal Soult reprend la parole et ajoute :
« Si l'expression de désapprobation que j'ai employé au sujet du fait dont il est question est insuffisante, j'ajoute que je le déplore... ».
Le Moniteur Algérien du 15 Juillet 1845.
Le 15 Juillet.
Le Moniteur Algérien, organe officiel du gouvernement de l'Algérie, publie la justification du Colonel Pélissier, écrite par le Maréchal Bugeaud. Ces deux pages du Moniteur Algérien, feront la Une de tous les journaux de France le 21 Juillet 1845.
C'est dans cette page que le Maréchal Bugeaud couvrira son subordonné, le colonel Pélissier.
« Après avoir pesé ces divers partis, il se décida à employer le moyen qui lui avait été recommandé par le gouverneur-général pour les cas d'extrême urgence. »
Il n’y a jamais eu de courrier daté d'Orléanville le 11 juin 1845, comme le nous clame les deux Pieds Nickelés et leurs apôtres.
C'est le capitaine Cassaigne, fils du colonel Cassaigne, aide de camp du général Pélissier, qui l'inventera lors de l'écriture des mémoires de son père.
Le 16 Juillet.
Répondant à une question posée par M. le Marquis de Roissy, le Maréchal Soult revient sur sa déclaration du 11 Juillet.
« La guerre qui se fait en Afrique ne ressemble pas à celle qui se fait en Europe ou ailleurs.…
A ce sujet, M. de Roissy a fait allusion à des observations que j’ai présentées l’autre jour relativement à ce qui s’est passé dans le Dahra. J’ai dit, en effet, l’autre jour que je désapprouvais le fait en question….
Mais aujourd’hui, je serai plus explicite que l’autre jour sur cette affaire.
Un de nos plus honorables officiers, le colonel Pélissier, dont je ferai constamment l’éloge, s’est trouvé dans une situation fort embarrassante, fort pénible en cette occasion, il avait à soumettre des révoltés qui quelques jours auparavant avaient tenté d’assassiner nos soldats. Cette population a été traquée par lui dans une caverne, c’est incontestable.
Mais, je prie la chambre de remarquer que c’était la troisième ou quatrième fois qu’elle avait donné lieu à une scène de ce genre.
Une première fois, en 1842. M. le maréchal Bugeaud ayant envoyé un détachement pour les soumettre, ils se réfugièrent au même endroit, dans la même grotte.
Le maréchal leur envoya des parlementaires, il ne reçut aucune réponse, et lorsque le lendemain, un détachement fut chargé de prendre des nouvelles des parlementaires, on les retrouva tous mutilés à l’entrée de la grotte.
L’année dernière. M. le général Cavaignac ayant fait une expédition analogue, contre la même tribu, nos soldats éprouvèrent les mêmes désagréments.
Eh bien Messieurs, après de pareils antécédents, je crois être aussi humain qu’un autre, mais j’avoue qu’à la place de M. Pélissier, j’aurai agi, comme lui, avec une grande sévérité. »
La suite de l’intervention est encore plus virulente, je vous laisse lire la fin de son discourt, sur la photo suivante.
Le 19 juillet Saint-Arnaud écrit les Shébas ont tué mon Agha Hadj-Hame, deux Caïds, et pris tout le butin.... Il n’est pas au courant de l’article publié par Bugeaud dans le Moniteur Algérien.
Le 26 juillet Saint Arnaud écrit :
« Eh bien, frère, que dis-tu de notre bonne Presse française. J'aurais fait et je ferais ce qu'a fait Pélissier...».
Plus loin, il écrit sa rage et conclut :
« Arrière insulteurs publics! Venez, si vous l'osez, voir de près ceux que vous calomniez .... »
Cette lettre est très virulente, à cette date il est au courant de l’article de Bugeaud.
Le 15 Août, le Maréchal Bugeaud, Duc d'Isly, écrit au Maréchal Soult, Ministre de la guerre:
« Alger le 15 aout 1845. Monsieur le maréchal. Je viens de recevoir des nouvelles d'Orléanville. Je me hâte de vous les communiquer.....»
Plutôt que de hurler au génocide, notre Pied-Nickel, M. Jean-Michel Aphatie devrait méditer sur la fin de
la réponse du Maréchal Soult, et faire son travail de journaliste, c’est-à-dire rechercher, et non pas copier et coller.
Fin de la réponse du Maréchal Soult sur affaire du Dahra 1845.
Epilogue.
Nos trois Pieds-Nickels M. Benjamin Stora, Tramor Quemeneur, et M. Jean-Michel Aphatie, sont-ils les précurseurs de cette histoire de génocide.
Mais, non.
Il suffit de se balader dans les Jo, pour découvrir les discours de nos grands communistes.
Déjà en 1947, le député Lamine-Debaghile, lors de la deuxième séance du 20 aout 1947, nous racontait la même histoire
M. Lamine-Dehaghine :
« En 1830, il y a eu des agressions impérialistes par désir de lucre et de conquête.
L’histoire de blé de Bacri et Bussnach le prouve amplement…..
Sitôt les troupes françaises entrées en Alger, les habitants furent traqués, chassés et déportés en masse. Des tribus entières furent exterminées, la tribu des Ouffia, par exemple, et tant autres exterminées ou enfumées dans les grottes.
Les biens habbous furent séquestrés, les meilleures terres exploitées.
Je pourrais, vous parlez longuement de ces choses, vous les trouverez dans les mémoires de Saint-Arnaud…
Quand, au commerce et à l’industrie des Algériens, la faillite retentissante de l’économie musulmane et le paupérisme de l’immense prolétariat crée par la colonisation…… »
Je ne savais pas que les Barbaresques avaient des usines….
Il ne manque que le chiffre du génocide, soit 4 millions, si non le reste est là.