La reconnaissance d'une victime virtuelle de la police du préfet Papon.
Le 15 Octobre 2001.
A grands coups de trompettes, le journal Le Monde, sous la plume d’un rédacteur inconnu, publiait un article sur la reconnaissance d'une victime virtuelle de la police du préfet Papon.
Le journal titrait :
Le témoignage sans égal d'Elie Kagan, un photographe au cœur de la bataille.
L'article commence ainsi :
« On savait le témoignage extraordinaire et précieux. Le photographe Elie Kagan est le seul à avoir pris des images de la nuit sanglante du 17 Octobre 1961. »
Puis l'article fait l'éloge de Jean-Luc Einaudie, qui a su recueillir le témoignage précieux d'Elie Kagan, qui avait permis cette reconnaissance......
Le scoop de cet article est la phrase suivante :
« Il s'appelle Abdelkader Bennehar. Ce nom figure sur une liste de victimes à la morgue de Nanterre. Il aurait été découvert blessé ....... »
La photo d’Elie Kagan qui a permis cette reconnaissance !!!
Ayant déjà dénoncé les mensonges du photographe communiste Elie Kagan, je ne vais pas rééditer ces pages.
Mais, il est necessaire de présenter le livre de Jean-Luc Einaudi de 1988, « Un jour d'Octobre à Paris», pour démontrer les mensonges des deux compéres qui aboutiront à cette reconnaissant virtuelle d' Abdelkader Bennehar, et de bien d'autres.
Le livre comence ainsi :
Ce soir là, un mardi, il pleuvait... Nous sommes le 17 Octobre 1961....
15 heures : Metro Barbes. Ahmed Kheridi se trouve au Ciné-bar...... 19 heures : Porte de la Chapel. Toutes les portes du métro donnant sur les banlieues sont controlées par la police. On arrête les Algériens. 20 heures : Pont de Neuilly. Un cortége d'Algériens venant de Nanterre, Colombes, Courbevoie, Puteaux, se dirige vers les Champs-Elysées....
21 heures : Nanterre. Le photographe Elie Kagan vient du pont de Neuilly.
Arrivant à Nanterre, il entend des rafales. Il se gare rue des Paqurettes. Sur un mur, il voit des morts et des bléssés. Trois ou quatre morts. Il prend des photos. Puis les Algériens emportent leurs morts. Comme à la guerre.
21 heures : Boulevard Saint-Michel. La pluie redouble et dilue les trainées de sang, note René Dazy........br>
La BDIC de Nanterre, officialise la découverte et nous précise :
« A Nanterre, Kagan et un journaliste américain emmènent un blessé à l'hôpital de Nanterre.
L'inconnu de Nanterre a retrouvé son identité grâce au témoignage de son neveu. Abdelkader Bennehar a été identifié à Oran en 2000, grâce à la parution de « La bataille de Paris » de Jean-Luc Einaudie comportant des photos Elie Kagan, prisent rue des Pâquerettes.
Il est mort de multiples fractures du crâne dans des conditions obscures après son arrivée à l'hôpital. »
La BDIC laisse entendre qu’on aurait supprimé un témoin à charge !!!!
Mais, l'honnêteté journalistique aurait du obliger le rédacteur de cet article à vérifier, si cette personne était bien décédée d'une fracture du crâne.
Arrivée triomphale aux urgences de l'hôpital de Nanterre du blessé de la rue des Paquerettes.
Un peu d'histoire.
Comme c'est bizarre.
Quarante plutôt, c'est ce même journal, Le Monde, qui nous annonçait, la mort d'Abdelkader Bennehmar.
Le 20 Octobre 1961, le journal Le Monde publiait cet article :
Colombes, 22 heures, avenue Henri Barbusse, un manifestant menace les policiers, avec un revolver à barillet, les agents ouvrent le feu. Le nommé Achour Belkacemi, âgé de 30 ans, demeurant 225 rue Colbert, à Colombes est tué. Un de ces camarades, Abdelkader Bennehmar, quarante-deux ans, demeurant 3 rue Poincaré à Asnières, fut mortellement atteint par les projectiles.
Le 19 octobre 1961, l'ensemble des journaux avaient titré :
Nanterre, deux morts et six blessés. Un manifestant tire sur la police, qui riposte.
Mais aucun n'avait donné les noms, sauf France Soir et Le Monde, article identique pour ces deux journaux.
Le 7 Novembre 1961, au cimetière de Thiais avaient lieux l’inhumation des deux victimes de Nanterre, accompagnés d'autres FMA.
Le registre du cimetière de Thiais, indiquait que tous ces FMA avaient transités par I.M.L, il indiquait le lieu de la mort.
Etaient enterrés à Thiais, les morts dont la famille n’avait pas réclamé les corps.
Les inhumations étaient régroupés, ce qui explique la liste continue des FMA sur la page ci-dessous.