Il nous reste, la fameuse note du 25 octobre 1961, et la terreur d'état, du document de Médiapart.
Prenons dans cette note, l'accusation la plus incriminante, pour la police du préfet Papon.
Je cite la note :
« Gennevilliers, le jeudi 12 Octobre à 20h 30, 60, rue de Richelieu, devant l'école de garçons, un élève du cours de français, Ali Guérat, a été tué par balle. Le directeur du cours, M. Vernet, a été témoin de ce meurtre...... »
Je consulte les journaux, du 12, 13, 14, 15, 16, 17 octobre 1961, aucun trace de ce meurtre à Gennevilliers.
Je consulte les registres de l'I.M.L.
Pour 12 octobre 1961, nombre d'entrées, cinq, pas de mort par balle.
Pour 13 octobre 1961, nombre d'entrées, une, mort par balles.
Vérification de ce mort par balle, repêché dans la Seine à Saint Denis, soit à plus xx km de la rue Richelieu à Gennevilliers.
Je consulte aux archives du Fond d'Actions Sociales, les dossiers des successions musulmanes.
Le F.A.S. était ainsi avisé de tout décès de musulmans survenu en France.
Dans les dossiers est indiqué les conditions du décès.
Aucune trace du dénommé Ali Guérat.
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Je recherche dans l'annexe 1 du rapport de M. Geronimi, rien pour le 12 et le 13, mais un fait divers, en date du 6/10 que j'avais déjà consulté, il y a plusieurs années, me donne les informations suivantes :
N° du parquet 79.538 date 06/10/1961 opération de police dans un hôtel, à Boulogne sur instruction du service centrale des affaires algériennes, la victime sort d'une chambre une arme au poing, elle est abattue par un policier. L'arme était factice.
Un tract de l’AGTA avait indiqué que la police avait tué un jeune de 13 ans.
Enfin, le 20 octobre 1961, dans la presse, nous trouvons un article qui décrit le contenu de cette fameuse note.
L'encas du journal, nous précise que :
Le bureau nationales du Parti socialiste Unifié a publié des communiqués....
Dans l'encas du PSU, on découvre une partie de la note adressée à Geoffroy Chodron de Courcel.
Article de presse du 20 octobre 1961.
Pour les clowns et les bouffons, je précise qu'une note du PSU, publiée dans le numéro 72 du 21 octobre 1961, publiait le tract de l'AGTA, en date du 12 octobre 1961.
Le tract de l’AGTA avait spécifié que la police avait tué un jeune de 13 ans, récemment arrivé d’Algérie, d’une rafale de mitraillette, alors, qu’il jouait sur le trottoir de la rue Heinrich à Billancourt, le vendredi 6 octobre 1961.
Dans ce tract, la police du préfet Maurice Papon était responsable de la mort de 7 algériens.
Tous ces bobards, finissent par l'assassinat d'Ali Guérat, le plus illustre des inconnus, retrouvé dans les archives de l'Elysée, par M. Arfi Fabrice.
Encore un nouveau Martyre pour les Algériens.
Epilogue :
Je ne comprends pas, M. Fabrice Arfi, et tout médipart, ont entre les mains les documents découverts dans les archives de l’Elysée.
Dans ces documents, M. Bernard Tricot, nous présente à la date du 28 octobre 1961, le chiffre de 54 morts !!!!!
Je relis les notes du procureur de la république du parquet de la Seine, M. Aydalot, datée du 28 octobre 1961.
Je relis les bulletins affolants de M. Henri Maynier, directeur du garde des Sceaux du 28 octobre et du 6 Novembre 1961.
Tous ces documents, nous parlent de trois cas.
Les deux plaintes de Mohamed Badache.
La Plainte déposée par B. pour Tentative d’homicide volontaire.
Revenons un instant sur cette victime, décédée le 13 octobre 1961, des suites de ses blessures.
Il porte plainte le 4 octobre 1961 à l'hôpital de Saint-Denis.
Il déclare :
« qu'il a été interpellé le 3 octobre dans un débit de boissons par quatre hommes vêtus de noir, qu'il a été emmené dans une voiture, frappé avec un couteau, et jeté à l'eau. »
Dans les dossiers FMA, classés sans suite, on retrouve à la date du 2 octobre 1961, le N° 51378, Découvert sur la voie publique, mort par fracture du crâne. Tentative de strangulation. Etat alcoolique.
On trouve à la date du 3 octobre 1961, dans les faits divers en région parisienne, un article qui nous précise :
« Le cadavre d'un musulman, non encore identifié, a été trouvé étranglé et ficelé dans un sac à l'aide de fil de fer, devant   le mur d'enceinte de la SCNF, rue de l'Evangile, dans le 18°.   Un autre musulman, blessé au ventre, a été découvert inanimé à environs trois cent mètres de là. »
Les faits divers en région parisienne du 03 octobre 1961.
Le dossier judiciaire, dossier 51378 au parquet de paris, nous indique, que le mort était M. K.
Mais pour M. B. Dossier 51957 Tentative d'homicide volontaire, il nous indique :
Que ce n'est la police, mais des passants qu'ils l'on conduit à l'hôpital le plus proche, à Saint-Denis.
L'enquête révèle que les personnes ayant conduit la victime à l'hôpital, affirment que ses vêtements étaient secs.
Donc, M. B a menti dans sa déclaration :
Il n'a pas été interpellé le 3 octobre dans un débit de boissons.
Il n'a pas été jeté dans la Seine, car il été « agressé », rue de l'Evangile, dans le 18° !!!!
J’aimerais que Fabrice Arfi, nous explique comment, à la date du 28 octobre 1961, avec au maximum, un mort, que l’enquête du juge d’instruction M. Courcol, a démontré, que la victime avait menti dans sa plainte.
On arrive au chiffre de 54 morts de Bernard Tricot.
Article de presse sur les exploits du FLN en Octobre 1961