Revenons à cette fameuse fermeture hermétique des cinq cavernes ou grottes, décrite dans sa lettre du 15 Août 1845.
Nos deux clowns historiens, auraient dû se poser au moins trois questions.
Comment en plein débat politique sur l'enfumage des grottes des Ouled-Rihas, le colonel Saint-Arnaud aurait-il pris le risque de provoquer un deuxième séisme journalistique contre le Maréchal Bugeaud.
Comment en Août 1845, par une chaleur intense, le 53° de ligne pouvait-il amasser un certain nombre de rocher sur plusieurs kilomètres, pour obturer les entrées des cinq grottes ou cavernes d'écrites par Saint-Arnaud, en moins de 24 heures.
Comment expliquer que les Algériens, grands spécialistes des Martyres, n'ai pas depuis 180 ans créer un sanctuaire anti-français.
J'entends déjà hurler, les Pieds Nickelés, spécialistes du copier/coller, j'ai nommé Michel Dandelot, la LDH de Toulon, les 4ACG, les comiques de la Fnaca, sans oublier les deux prophètes de la Guerre d'Algérie, Raphaëlle Branche, Benjamin Stora, et les apôtres.
Chronologie des évènements de juin à Août 1845.
Le 16 juin, le colonel Saint-Arnaud, laisse le colonel Pélissier, devant les grottes des Ouled-Rihas et poursuit Bou-Maza.
Le 10 juillet, Saint-Arnaud précise dans une lettre à son lettre que son Agha Hadj-Hamet a battu Bou-Maza chez les Beni-Tigrin.
Le 11 Juillet.
Le Prince de la Moskowa, interpelle le Ministre de la guerre, le Maréchal Soult, sur les grottes des Ouled-Rihas.
Dans les notes sur les débats et discutions de cette journée, on trouve l'accusation du Prince de la Moskowa :
« Un colonel français se serait rendu coupable d'un acte de cruauté inqualifiable à l'égard de malheureux Arabes prisonniers. Je viens demander au Gouvernement de s'expliquer sur ce fait.
Remarquez Messieurs qu'il n'est pas question ici de razzias, mais d'un acte déplorable, d'un meurtre consommé avec préméditation sur un ennemi vaincu, sur un ennemi sans défense..... »
Il conclut en lisant l'article paru dans le journal L'Akhbar d'Alger.
Le Maréchal Soult, Ministre de la guerre, précise qu'il demande au maréchal Bugeaud des précisions sur cette affaire, et conclut :
« Mais, pour le fait lui-même, le gouvernement le désapprouve hautement, et il a déjà écrit dans ce sens au gouverneur de l'Algérie. »
Le Comte de Montalembert prend la parole et ajoute :
« Je demande pardon à la Chambre, mais le mot de désapprouver, me semble trop faible pour un attentat pareil. »
Le maréchal Soult reprend la parole et ajoute :
« Si l'expression de désapprobation que j'ai employé au sujet du fait dont il est question est insuffisante, j'ajoute que je le déplore... ».
Le Moniteur Algérien du 15 Juillet 1845.
Le 15 Juillet.
Le Moniteur Algérien, organe officiel du gouvernement de l'Algérie, publie la justification du Colonel Pélissier, écrite par le Maréchal Bugeaud. Ces deux pages du Moniteur Algérien, feront la Une de tous les journaux de France le 21 Juillet 1845.
C'est dans cette page que le Maréchal Bugeaud couvrira son subordonné, le colonel Pélissier.
« Après avoir pesé ces divers partis, il se décida à employer le moyen qui lui avait été recommandé par le gouverneur-général pour les cas d'extrême urgence. »
Il n’y a jamais eu de courrier daté d'Orléanville le 11 juin 1845, comme le nous clame les deux Pieds Nickelés et leurs apôtres.
C'est le capitaine Cassaigne, fils du colonel Cassaigne, aide de camp du général Pélissier, qui l'inventera lors de l'écriture des mémoires de son père.
Le 16 Juillet.
Répondant à une question posée par M. le Marquis de Roissy, le Maréchal Soult revient sur sa déclaration du 11 Juillet.
« La guerre qui se fait en Afrique ne ressemble pas à celle qui se fait en Europe ou ailleurs.…
A ce sujet, M. de Roissy a fait allusion à des observations que j’ai présentées l’autre jour relativement à ce qui s’est passé dans le Dahra. J’ai dit, en effet, l’autre jour que je désapprouvais le fait en question….
Mais aujourd’hui, je serai plus explicite que l’autre jour sur cette affaire.
Un de nos plus honorables officiers, le colonel Pélissier, dont je ferai constamment l’éloge, s’est trouvé dans une situation fort embarrassante, fort pénible en cette occasion, il avait à soumettre des révoltés qui quelques jours auparavant avaient tenté d’assassiner nos soldats. Cette population a été traquée par lui dans une caverne, c’est incontestable.
Mais, je prie la chambre de remarquer que c’était la troisième ou quatrième fois qu’elle avait donné lieu à une scène de ce genre.
Une première fois, en 1842. M. le maréchal Bugeaud ayant envoyé un détachement pour les soumettre, ils se réfugièrent au même endroit, dans la même grotte.
Le maréchal leur envoya des parlementaires, il ne reçut aucune réponse, et lorsque le lendemain, un détachement fut chargé de prendre des nouvelles des parlementaires, on les retrouva tous mutilés à l’entrée de la grotte.
L’année dernière. M. le général Cavaignac ayant fait une expédition analogue, contre la même tribu, nos soldats éprouvèrent les mêmes désagréments.
Eh bien Messieurs, après de pareils antécédents, je crois être aussi humain qu’un autre, mais j’avoue qu’à la place de M. Pélissier, j’aurai agi, comme lui, avec une grande sévérité. »
La suite de l’intervention est encore plus virulente, je vous laisse lire la fin de son discourt, sur la photo suivante.
Le 19 juillet Saint-Arnaud écrit les Shébas ont tué mon Agha Hadj-Hame, deux Caïds, et pris tout le butin.... Il n’est pas au courant de l’article publié par Bugeaud dans le Moniteur Algérien.
Le 26 juillet Saint Arnaud écrit :
« Eh bien, frère, que dis-tu de notre bonne Presse française. J'aurais fait et je ferais ce qu'a fait Pélissier...».
Plus loin, il écrit sa rage et conclut :
« Arrière insulteurs publics! Venez, si vous l'osez, voir de près ceux que vous calomniez .... »
Cette lettre est très virulente, à cette date il est au courant de l’article de Bugeaud.
Le 15 Août, le Maréchal Bugeaud, Duc d'Isly, écrit au Maréchal Soult, Ministre de la guerre:
« Alger le 15 aout 1845. Monsieur le maréchal. Je viens de recevoir des nouvelles d'Orléanville; Je me hâte de vous les communiquer.....»
Le 19 Août , le Maréchal Bugeaud, Duc d'Isly, écrit au Maréchal Soult, Ministre de la guerre:
« Le siège des grottes des Shébas a été moins douloureux que celui des Ouled-Rihas. On a pu y consacrer plus de temps, parce que la colonne de M. Saint-Arnaud était isolée, et ne devait pas concourir à d'autres opérations. L'explosion d'une mine a tué quelques individus........ »
Il n’y a jamais eu d’enmurade, c’est encore une invention de notre prophète Benjamin Stora, celui qui souffle à l’oreille du président M. Macron.
Plutôt que de hurler au génocide, nos deux Pieds-Nickels, M. Benjamin Stora et M. Tramor Quemeneur devraient méditer sur la fin de
la réponse du Maréchal Soult, et faire leur travail d’Historiens, c’est-à-dire rechercher, et non pas copier et coller.
Fin de la réponse du Maréchal Soult sur affaire du Dahra 1845.
Le mot enfumade.
A partir du 20 Juillet 1845, toute la presse de France et de Navarre, publiera la lettre arrivée d’Algérie, sur le détail de cet enfumage.
En lisant l’ensemble de la presse de cette fin de mois de Juillet 1845, on a le détail jour par jour, de cette affaire qui finira en tragédie, personne ne le conteste.
Le colonel Pélissier a tout tenté, c’est le moins que l’on puisse dire, et le fanatisme de cette époque à fait le reste.
Personne ne l’a caché, et nos deux clowns n’ont rien découvert, cette histoire à fait la une des journaux pendant deux mois.
Plus tard, on ajoutera les noms de Bugeaud et Cavaignac, et on mettra au pluriel, ce seul et unique enfumage.
En Avril 1844, une colonne commandée par le colonel Cavaignac, se rend chez les Beni-Youness, dans le massif du Dahra.
Expédition durera 15 jours par un temps extrêmement pluvieux.
Les Béni-Youness déposeront les armes. Il n’y aura aucun mort dans cette expédition.
Le 15 mai 1844, levée de bouclier des Marocains.
Le colonel Cavaignac se dirige vers le Dahra.
Une partie des Séhbas qui ont encore pris les armes, s’enfuient dans la montagne, et regagnent leurs grottes.
Le 10 juin, il est devant les grottes.
Les ouvertures sont canonnées par les obusiers, sans grands résultats, puisque les Séhbas, continuer à tirer sur les artilleurs.
Il poste une compagnie de carabiniers, commandée par le capitaine de Jouvencourt, sur les hauteurs en face des grottes.
Une compagnie tente par le bas de la grotte de s’approcher d’une ouverture, pour y entassé des broussailles, et on mit le feu, pour forcer les insurgés à se rendre.
Le capitaine de Jouvencourt voulant reconnaitre le terrain, c’était avancé tout seul, vers les ouvertures, il fut abattu.
Des Séhbas sortirent de la grotte pour s’emparer du capitaine. Heureusement, un groupe de carabiniers avait suivi leur chef, et ramenèrent le corps, au prix de plusieurs blessés.
Les tentatives faites ayant échoués, et une attaque frontale étant impossible, le colonel Cavaignac décida de creuser des trous de mines pour pétarder sur le dessus des grottes et provoquer leur reddition.
Les mines effrayèrent les Kabyles qui se rendirent.
Le 15 juin, le capitaine Jouvencourt est enterré à Orléanville.
Le lendemain, la colonne se dirige vers la frontière Marocaine, pour combattre l’Emir Abd-el-Kader et les troupes marocaines.
Livre sur insurection du Dahra de 1845.
Le mot famine.
Nos deux clowns, nous raconte, que c’est la colonisation qui est la cause de ces trois terribles années en Algérie.
J’ai ouvert les journaux de 1865, 1866, 1867, 1868, les articles pullulaient sur les catastrophes :
En Europe, aux Indes, au Bengale, en Chine, en Russie, et même en Finlande, et en Suède.
Eh oui, pour la Finlande, c’est une grande catastrophe nationale où 8 % de la population finlandaise meurt de faim et jusqu'à 20 % dans certaines zones.
Certains ont englobé les effets dévastateurs :
de l’épidémie de Choléra qui atteint l’Algérie en 1867,
ceux des invasions de locustes grégaires,
un tremblement de terre,
la sécheresse de plusieurs étés,
l’hiver rigoureux de 1867-1868.
Autant d’incidents et de malheurs qui apparaissent, dans les archives françaises, regroupées et estampillées, fautes du colonialisme, par quelques spécialistes en 2000, et après.
On connait la suite.
Epilogue.
Nos deux Pieds-Nickels sont-ils les précurseurs de cette histoire de génocide.
Mais, non.
Il suffit de se balader dans les Jo, pour découvrir les discours de nos grands communistes.
Déjà en 1947, le député Lamine-Debaghile, lors de la deuxième séance du 20 aout 1947, nous racontait la même histoire
M. Lamine-Dehaghine :
« En 1830, il y a eu des agressions impérialistes par désir de lucre et de conquête. L’histoire de blé de Bacri et Bussnach le prouve amplement…..
Sitôt les troupes françaises entrées en Alger, les habitants furent traqués, chassés et déportés en masse. Des tribus entières furent exterminées, la tribu des Ouffia, par exemple, et tant autres exterminées ou enfumées dans les grottes. Les biens habbous furent séquestrés, les meilleures terres exploitées.
Je pourrais, vous parlez longuement de ces choses, vous les trouverez dans les mémoires de Saint-Arnaud…
Quand, au commerce et à l’industrie des Algériens, la faillite retentissante de l’économie musulmane et le paupérisme de l’immense prolétariat crée par la colonisation…… »
Je ne savais pas que les Barbaresques avaient des usines….
Il ne manque que le chiffre du génocide, soit 4 millions, si non le reste est là.
Jacques Duclos prendra la relève en 1955.
Tableau Finlandais de 1860 intitulé « La Famine ».
Pour les guignols des 4ACG , JO du 20 Août 1947, 2° séance page 4465.
Les communistes et leurs apôtres, ont usité des noms de Bugeaud et de Saint-Arnaud, pendant des années, bien avant les événements de 1954-1962.
La prochaine étape pour M. Tramor Quemeneur, c’est de réécrire l’histoire de l’aspirant Maillot !!!!!
Peut-être que lors de son second mandat, M. Macro ira inaugurer le buste de l’aspirant félon en présence de la maire de Paris, et de l’ambassadeur de l’Algérie !!!
Nos deux clowns n’ont rien inventé.
Des Algériens avaient déclaré, que les malheureux de l’Algérie, en 1866, 1867 et 1868, étaient dus à la présence française et de bien entendu, ils ont été relayés aussitôt par les anticolonialistes.
Il n’y a rien d’autre à dire.
Ce qui est lamentable, c’est que la revue Historia ai cautionné ce gros bobard de Benjamin Stora.
Terminons ces deux pages avec un brin d’humour.
Voici le bulletin météo pour la fin de l’année 1867 ….