« L'avocat nationaliste algérien, Ali Boumendjel a désormais une rue à son nom à Gonesse. ».
Dans son article, le journaliste du Figaro, nous décrirait ce parcours médiatique et le grand discours de notre Président Emanuel Macron, grand historien de la guerre d'Algérie, et parfois, grand historien de la Prise d'Alger, par l'armée française, commandée par le ministre de la guerre en personne, le général de Bourmont.
Comment aurait-il pu, y avoir une affaire Ali Boumendjel, alors, que dès le 27 mars 1957, TOUT ALGER, grâce au téléphone Arabe, savait, que les parachutistes avaient exécuté les ordres du gouvernement de l'époque.
Lors de son grand discours moraliste, le Président Macron avait rajouté, qu'en plus de cette mise à mort, On l’avait torturé !!!
On avait également exterminé des membres de sa famille, son beau-père Amrani Belkacem, et son beau-frère Amrani André Maurice.
On avait également exterminé son ami d'enfance, Selhi Mohamed.
Toutes ces exterminations avaient lieu entre le mois de Mars 1957 et le mois de Mai 1957.
Enfin, c’est ce que lui a soufflé au creux de l’oreille, le grand prophète de la guerre d’Algérie, Benjamin Stora.
Le Président Macron, le 3 Mars 2021
OUI, On a bien donné un ordre au général Massu. Faire un exemple.
Afin, que ceux qui profitaient des bienfaits de la France, ne la trahisse pas dans son dos.
Ali Boumendjel n'était rien dans la pyramide des assassins du FLN.
Comme tous les musulmans d'Alger, il avait été menacé :
Ou tu es avec nous, Ou tu es mort !!!
A ma connaissance, le seul Algérien qui a eu le courage de le dire, en septembre 1962, c'est le joueur de football, pressenti pour jouer avec l'équipe de France des Kopa, Fontaine, Vincent et les autres...
C'est M. Rachid Mekhloufi.
Dans une interview réalisée en Suisse, lors de sa venue au Servette de Geneves, il répondit au journaliste, qui lui demandait pourquoi, il n'avait pas fait partie de l'équipe de France de 1958.
« Ce n'est pas mon choix, c'était l'équipe du FLN, ou LA MORT.»
Non, il n’y a pas d'affaire Boumendjel.
Mais, il y a bien une affaire médiatique et anticolonialiste, dont le chef d’ orchestre en 2021, était le prophète Benjamin Stora.
Echo d'Alger du 30 janvier 1957
Revenons sur ce premier trimestre de l'année 1957, et, relevons les principaux évènements :
Le 7 janvier 1957.
« Massu, Je vais vous confier l'ordre dans ce département. Vous aurez tous les pouvoirs.
Avec votre division, vous allez reprendre tout en main. »
8 janvier 1957.
Première action dans la casbah des parachutistes. Donner un coup de pied dans la casbah, pour faire éclater la fourmilière terroriste, en s'attaquant à son principal repaire : la Casbah (74.000 habitants dont 62.000 musulmans).
16 janvier 1957
Attentat contre le PC du général Salan part des Ultras, provoquant la mort du commandant Rodier.
26 janvier 1957
Le FLN lance un mot d'ordre de grève générale de 8 jours, à compter du lundi 28, sous peine de mort pour les contrevenants.
Pour mieux appuyer son action, il fait exploser trois bombes de forte puissance dans trois cafés d'Alger. Le Coq Hardi, l'Otomatic et la Cafétaria, trois établissements surtout fréquentés par les étudiants de l'université proche.
On relève 5 morts et 60 blessés, dont 22 durent être amputés. L'enquête révélera qu'elles ont été placées par des jeunes filles, Samia Lahdari, Djemila Bouhired, Zorah Drif, Danièle Mine.
28 janvier 1957
Début de la grève insurrectionnelle prévue par le F.L.N. Elle sera brisée dès le début de cette journée. C'est un premier échec pour le FLN.
Echo d'Alger du 29 janvier 1957
29 janvier 57
Arrestations de trois tueurs du Clos-Salembier :
Gaya Abdallah ben Hocine, 20 ans.
Tadjeroumi Tahar ben Mohamed, 21 ans.
Majdoud Arezid ben Mohamed, 24 ans.
Dans les armes des tueurs figurait le révolver de maitre Ali Boumendjel.
02 février 1957
Arrestation d'Ali Boumendjel, pour avoir donné son révolver à son beau-frère Amrani Abdelmalik.
Hospitalisation de l'avocat, du 02 février 1957 jusqu'au 4 mars 1957. Pendant son séjour à l'hôpital, il recevra la visite du doyen de la cour d'appel d'Alger.
14 février 1957
Le général Massu dresse un bilan de ces premiers 24 jours : 488 arrestations dont 72 tueurs du FLN. L’Echo d’Alger dans un encart donnera la liste des 72 tueurs, pas d’Amrani André-Maurice !!!
16 Février 1957
L'arrestation de Mohamed Larbi Ben M'Hidi, par les parachutistes du Colonel Bigeard et les policiers de la DST.
Il était directement responsable de la mort de dizaines d’Algérois, surtout de femmes et d’enfants lors des attentats à la bombe.
17 Février 1957
Arrestation de Brahim Chergui dit Ahmida
5 mars 1957
« Suicide » de Ben M'Hidi, par les parachutistes.
11 mars 1957
Le Monde dans un article indiquait, que Maitre Ali Boumendjel aurait eu d'importantes fonctions au sein du FLN d'Alger.
Selon le correspondant à Alger de l'agence Associated Press, Maitre Ali Boumendjel, avocat à la cour d'appel d'Alger, qui a été arrêté le mois dernier, a reconnu au cours d'un interrogatoire, qu'il était , depuis novembre 1956, le chef du FLN dans la région Alger-Sahel pour les questions financières et politiques.
Aucune preuve ne confirmera cette allégation. Il semblerait qu'il fasse simplement partie des avocats du FLN, et qu'il est remis son arme déclarée aux tueurs du Clos-Salembier.
23 Mars 1957
Suicide de Maitre Ali Boumendjel, par les parachutistes de 2° RPC du Colonel Fossey-François.
25 Mars 1957
Lettre de René Capitant qui suspend son cours à la faculté de droit.
26 Mars 1957
Lettre de maitre Ahmed Boumendjel au président de la république René Coty.
Il déclare que son frère a été torturé.
27 Mars 1957
Le bâtonnier René-Willian Thorp fait une déclaration sur la mort d'Ali Boumendjel.
Le juge militaire, le commandant Michel a été chargé de déterminer les circonstances dans lesquelles est survenue la mort d'Ali Boumendjel.
Il dispose déjà du rapport d'autopsie établi par un professeur de la faculté d'Alger, un praticien de la ville et un médecin militaire. .
2010
Début de la campagne anticolonialiste de madame Malika Rahal sur l'affaire Ali Boumendjel. Elle sera aidé dans sa tâche par le grand historien #campvolant …..
Echo d'Alger du 14 février 1957
Notre président a oublié, en 2021, de commémorer la fusillade de la rue d’Isly, du 26 mars 1962, qui a fait 85 morts et plus de 200 blessés.
Ah, oui, les morts étaient des Français d’Algérie, des fascistes, des membres de l’OAS, surtout les deux jeunes de 10 ans, et les femmes abattus par le servant de la AA52 du groupement, Amrati Mohamed. »
Mais il pense que notre président se doit de rappeller aux Algériens, les dimensions de la capitale de la Régence d'Alger, avant 1830. »
Un trapèze, que nous pouvions qualifier d’isocèle, de 800 m pour sa plus grande base, 600 m de côtés, et, 200 m dans sa partie haute, comme l’écrivait en 1735, M. Laugier de Tassy, et, que confirmait, le consul général des Etats-Unis, M. William Shaler, à Boston en 1826.