Le 15 Mars 2012, Jacques Duquesne publiait son livre « Carnets secrets de la guerre d'Algérie ».
Dans sa bande annonce, il écrivait :
« Ce document a-t-il besoin d'un commentaire ?
Sur ces 42 pages dactylographiées, une jeune femme algéroise, mère d'une petite fille, raconte en termes simples et précis, les quarante-trois jours de détention et de torture qu'elle a subis à l'école Sarrouy, rue Montpensier, près de la casbah, un établissement transformé par les paras en « centre d'interrogation » durant la bataille d'Alger.
Elle est ensuite transférée à Ben-Aknoun. »
Quelques jours plus tard, l'anticolonialiste notoire Gilles Manceron, écrivait :
« ... L'un des témoignages les plus importants que publie ce livre est celui d’Huguette Akkache, constitué de 42 pages envoyées en février 1959 à La Croix et qui racontent en termes simples et précis le mois et demi de détention qu'elle a subi dans l'été 1957, durant la bataille d'Alger, à l'école Sarrouy......
L'un des noms les plus souvent cités est celui d'un jeune lieutenant, décrit comme dirigeant les interrogatoires, ordonnant aux bourreaux de poursuivre ou de stopper les tortures, et actionnant parfois lui-même la magnéto tout en lançant de violentes diatribes anticommunistes, le lieutenant Schimdt..... »
Note :
J’ai déjà donné dans la page sur le Mythe de l'école Sarrouy, la chronologie progressive de ce mythe et de sa martyre Ourida Meddad.
J'ai dénoncé les accusations contre le lieutenant Schmitt, émises en 1994, par Amrane-Minne, puis en 2005 par Florence Beaugé.
Nous traitons dans cette page uniquement le texte de la communiste Huguette Timsit.
Mais revenons à Esméralda.
Il faut préciser que le général Maurice Schmitt avait en 2002, dénonçait les mensonges de Louisette Ighilahriz, et traitait Henri Pouillon de menteur.
Moi, j'aurais ajouté menteur, affabulateur, et clown.
Comme par hasard, le 21 Octobre 2004, Esméralda alias la communiste Huguette Timsit, publiait son livre :
Un été en enfer : Barbarie à la française, Témoignages sur la généralisation de la torture, Algérie, 1957.
Devant de telles accusations, contre le général Maurice Schmitt et les parachutistes de Bigeard, je suis en droit de poser la question suivant : M. Duquesne, et M. Manceron, ont-ils vérifié ce fameux document de 42 pages ?
La réponse est non.
Car, un historien et grand journaliste auraient, lors de la lecture de la description du camp de Ben-Aknoun, décelé un certain nombre d'anomalies.
1 : Les américains n'étaient pas à Ben-Aknoun, mais Ben-Rouilah, en 1942 et 1943, comme le précise l'article de l'Echo d'Alger du 25 Décembre 1942.
2 : La description des bâtiments correspond à la Cite Universitaire de Ben-Aknoun : 8 bâtiments en forme semi-cylindrique, voir la photo ci-dessous.
3 : L’hébergement des détenus, c'était une grande tente, comme le précise le rapport de la commission de sauvegarde des droits et libertés, en date du 30 Juin 1957.
Cette première grossiére erreur, n'est que le début.
Nous allons point par point, démontrer que Huguette Timsit, Alias Esméralda, n'a jamais été torturée à l'école Sarrouy, et, n'a jamais mis les pieds au camp de Ben-Aknoun !!!! .
Ben-Aknoun La Cité Universitaire 1956.
Esméralda nous explique vers la fin de son récit :
« Puis nous sûmes que le camp allait être inspecté.
Les « Bérets verts » s'employaient à le désinfecter; ils blanchirent les w.-c. à la chaux et ils décidèrent de dégrossir le nombre des prisonniers qui s'entassaient, notre cas fut confié à des inspecteurs de la P.J. Une vingtaine d'entre eux vinrent sur place réinterroger l'ensemble des détenus et réexaminer les affaires…. »
Esméralda fut transférée à Birtraria, en même temps que Fettouma Ganem, l'infirmière.
Elle nous décrit Birtraria :
« Birtraria. La jeep pénétra dans une vieille demeure délabrée. Tout le haut semblait réservé aux gendarmes, les sous-sols aux prisonniers. On nous enferma dans un cachot où, avec surprise, nous retrouvâmes Baici Fatma, nous étions plongées dans l'obscurité, nuit et jour, dormant sur des persiennes qui traînaient là; on ne nous donnait strictement rien à manger…
J'appris ainsi que nous étions une soixantaine de détenus, tous dans des cachots ou des granges, les plus dangereux ...
Un mercredi soir, trois jours après ma venue, on m'annonça que j'étais aussi libérable.
Une heure
après on me ramenait en jeep chez moi. »
Donc, elle a été libérée vers le 20 septembre 1957, si on considère, qu’elle a été torturée pendant 45 jours.
Prenons note de cette libération.
Dans son livre, Bataille d'Alger ou bataille d'Algérie, de 1972, M. Mohamed Lebjaoui écrivait :
Page 100
« Le témoignage qu'on va lire maintenant émane d'une jeune femme algéroise, non musulmane, arrêtée et torturée en août 1957 par les « bérets rouges » du général Massu.
Recueilli à l'époque par l'équipe animée par Denise et Robert Barrât, son authenticité a été établie et il fut transmis à tout le personnel politique français sans susciter le moindre démenti ni, bien entendu, provoquer la moindre sanction. Il ne connut à ce moment-là qu'une diffusion confidentielle, n'ayant été tiré la première fois qu'à deux cents exemplaires... »
Page 101
« C'est le matin du 6 Août 1957, que des jeunes gens en civil m'appréhendèrent. Ce jour-là, j'emmenai ma fille à la garderie, vers 8 h 30, après un gai bonjour au portier, je me dirigeais vers mon laboratoire : on m'interpella.
Me retournant, j'aperçus un grand jeune homme brun, maigre et voûté qui m'appelait. Je ne m'arrêtai pas, saisie d'un mauvais pressentiment. Il me rejoignit vivement. Je déclinai mon nom d'épouse. …..
Traînée vers une 4 CV fourgonnette gris clair, j'eus le temps de crier mon adresse au portier et à quelques visages amis, décomposés. »
Vérification des identités. Ecole de filles, de Fort l'empereur, Août 1957 PC du colonel Bigeard.
Je passerai sur le récit des tortures décrites par Esméralda, sur la 4 CV fourgonnette gris clair, ainsi, que sur son arrestation par trois parachutistes en civil.
Dans les archives du PCF, déposées aux archives du Département de la Seine Saint Denis, dans les fonds privés, sous la rubrique : Fonds André Moine, nous trouvons sous la Cote 332 J 3 : Pacification et répression en Algérie, des dossiers constitués après sa libération par André Moine.
Un des dossiers concerne les procès des militants.
Papillons, notes, déclarations d’accusés et de témoins, coupures de presse, relatifs aux procès engagés contre :
Ahmed Akkache, Huguette Timsit-Akkache, André Moine, Blanche Moine, Lucien Hanoun, Mohamed Sahnoun, Boualem Khalfa, jean Masseboeuf, Paul Caballero.
Donc, Esméralda a bien été jugée et condamnée, elle n’a pas été libérée de Birtrariat, comme elle le précise dans son livre.
Aux Archives nationales d'outre-mer, dans un répertoire réalisé par la conservatrice en chef, madame Isabelle Chiavassa, on trouve dans le dossier :
Tribunaux et parquets d'Algérie, Alger parquet général.
Le sous-dossier Affaires politiques 1955/1962. Commission de sauvegarde des droits et des libertés individuelle 1955/1962. Première Commission dite Béteille (Septembre 1957 / Novembre 1958).
Code de communication Zone générique = ALG, Zone cote = 10T/21
Cote de référence : FR ANOM ALG 10T/21
Présentation du contenu :
L'année 1957 compte, d'après le répertoire, 15 affaires, mais seules les dernières affaires de Septembre et octobre 1957, nous sont parvenues.
N° 11 Arrestation de Huguette Timsit (Septembre 1957 - Novembre 1958)
N° 12 Arrestation de Abdellah Balla (Septembre 1957)
N° 13 Détention de Christian Buono (Septembre-Octobre 1957)
N° 15 Arrestation du Docteur Abdelmadjid Yaker (septembre-octobre 1957).
Archive nationales d'outre-mer.
Dans son livre, Algérie Rebelle , Jean André Faucher nous précise :
« Le comité sanitaire groupe des médecins et les infirmiers qui consentent à soigner les blessés du F.L.N. Il recrute également des collecteurs de médicaments.
L'un des derniers responsables du comité sanitaire qui fut arrêté le 24 Septembre 1957 par les parachutistes du colonel Jeanpierre,
était le docteur Abdelmadjid Yaker, un jeune médecin de trente-ans, établi à Alger, au 42 rue de la Lyre.
Enfin, le comité de rédaction, groupe les intellectuels nationalistes d'Alger qui rédigent les articles pour les journaux clandestins et les tracts de propagande rebelle.
L'un des dirigeants de ce comité qui est actuellement détenu à Alger se nomme Allaoui Hocine.
Le 22 Septembre : - Farida et Jeanne-marie Francès, qui dirigent le comité de rédaction sont arrêtées.
En 1999, l’historienne Raphaëlle Branche publiait une étude sur la commission de sauvegarde, dans laquelle, elle tapait comme à son habitude sur Massu et les parachutistes.
Dans les notes de bas de pages, on trouve ces annotations :
Page 17
4. Dans une lettre à Delavignette du 24 septembre 1957, Paul Béteille dit avoir reçu en moyenne dix lettre par jour. Archives Delavignette 19 PA 9/120 (Caom).
Page 18
3. Archive Delavignette 19 PA 10/126 (CAOM).
Page 19
3. Enquête de Richet, Zeller et de Vernejoul en Algérie du 17 au 21 juin.
Page 20
4. Archives Delavignette 19 PA 9/118 et 120 et 19 PA 10/131 (CAOM). Seuls Robert Delavignette et Me Maurice Garçon ont laissé des archives conséquentes sur la commission de sauvegarde
Les archives d'outre-mer ont été réorganisées dans les années 2000, ceux qui expliquent la différence de cote entre l'étude de Madame Raphaëlle Branche, et les références que je donne dans cette page.
Archive nationales d'outre-mer. On retrouve dans cette liste le fameux disparu Djillali du récit d'Esméralda.
Comme moi, madame Raphaëlle Branche a sans doute lu le document N° 11 de Huguette Timsit.
Je pense qu'elle a eu accès à la référence FR ANOM ALG 10T/24.
N° 26 Sévices sur Huguette Timsit : « mémoire autobiographique » sur les conditions de détention de la plaignante (mars-juin 1959), dont j'ai malheureusement pas eu l'accès qui est sous condition.
Note :
Pour le dossier ALG 10 T 24, il est nécessaire d'obtenir au préalable une dérogation aux délais réglementaires de communicabilité. Cette dérogation m'a été refusée, car je ne suis pas un chercheur. J'aurai peut être découvert la première version de ce ramassis de mensonges raconter en 2004 par Esméralda. J'avais eu le même problème avec les rapports de M. Dieudonné Mandelkern, et M. Jean Geronimi, je n'ai pas eu accès aux annexes de ces rapports.
Je trouve étrange que madame Raphaëlle Branche n'est pas régit lors de l'édition du livre : Un été en enfer.
Mais, on connait les positions de Raphaëlle Branche et de toute la clique des biens pensants, qui s'imaginent qu'on pouvait en 1957, démanteler les réseaux terroristes, en présentant à un juge, dès leurs arrestations, les assassins, ou, leurs complices, en présence de leurs avocats communistes, membre du FLN.
Lettre de Maitre Henri Douzon au Grade des Sceaux.
Que contient ce fameux numéro 11 : arrestation de Huguette Timsit. (1957-1958)
Simplement, la protestation des deux avocats de Huguette Timsit, j’ai nommé Me Henri Douzon et Me Macarasso, qui le 16 Août 1957, informaient le parquet d’Alger, ainsi que la commission de sauvegarde des libertés, de l’arrestation arbitraire de leur cliente.
Dans ce dossier, on peut constater que :
Le Garde des sceaux,
Le président de la commission de sauvegarde Pierre Beteille,
Le procureur Général, M. Reliquet,
Le procureur de la République,
Le Général commandant la division d’Alger,
Ont été au courant de cette arrestation, pour certains dès le 16 Août 1957, le dernier, Le Ministre, Garde des Sceaux, le 23 Aoûu 1957.
Dans le journal, Le Monde du 24 Août 1957, page 5, nous trouvons l’article suivant :
Arrêtée depuis seize jours, Mme Huguette Timsit aurait disparu.
« Me Henri Douzon et Me Macarasso, avocats de Mme Huguette Timsit, ont adressé à la presse le communiqué suivant :
« Notre cliente, Mme Huguette Timsit, a été arrêtée le 6 Août dernier, à Alger par des parachutistes. Depuis cette date …….
Nous avons avisé, dès que nous avons été informés de cette arrestation le parquet d’Alger et la commission de sauvegarde le 16 Août. … »
Donc, Madame Huguette Timsit, n’a pas été arrêtée à l’hôpital de Mustapha par trois civils, et conduit dans une 4CV fourgonnette à l’école Sarrouy. Elle a été arrêtée par les parachutistes du Colonel Jeanpierre.
Le 28 Août 1957, toujours dans le journal Le Monde, un petit encas précisait que Huguette avait bien été arrêtée par des parachutiste, le 6 Août 1957.
Article du journal Le Monde du 24 Août 1957.
Comme je l'ai démontré dans les pages sur le mythe de l'école Sarrouy, et, dans les divagations de Louisette Ighilahriz, cette histoire débute en Octobre 1958, dans un article de « Témoignages et Documents », dont, Denise et Robert Barrat, en autres, en étaient les investigateurs.
Dans un numéro spécial, la revue ouvre sa une, avec ce titre : Nous accusons ...
Cet article signé, Boumaza, est une succession de témoignages de torturés communistes et algériens.
Nous retrouvons Alleg Henri, Sefta Mohamed, Castel Annick, Castel André.... puis, le témoignage de Safi Yahia.
Ce témoignage est les premières lignes, d'un futur document de 42 pages dactylographiées, sur une jeune femme algéroise, mère d'une petite fille, qui venait de naitre.
Parmi les inepties du récit fantaisiste d'Esméralda, on peut s'attarder sur ces deux passages :
1 - Esméralda est torturée par un parachutiste blond, avec d'immenses yeux bleus.
« Dans un coin, un civil était assis, Babouche (mouchard bien connu dans la Casbah, a d'ailleurs été châtié mortellement). Je l'avais pris en entrant, bien qu'assez gras, pour un détenu. Il répétait :
« Laissez-moi faire, avec moi elle parlera vite. » « Je m'occuperai d'elle avec un grand plaisir.»
Il semblait vouloir montrer son zèle. »
On retrouve cette dénomination de Babouche, uniquement dans trois livres, c'est le copier/coller du récit d'Esméralda.
1972 Bataille d'Alger ou Bataille de l'Algérie, de Mohamed Lebjaoui.
2005 Algérie, une guerre sans gloire, de Florence Beaugé.
2014 Carnets secrets de l'Algérie, de Jacques Duquesne.
Le Samedi 1 Juin 2013, Le Quotidien National d'information : Algérie Confluences, faisait sa une, avec un article sur Habib Réda, à l’ occasion de son inhumation au cimetière El-Kettar.
Le titre : Le double combat de l'artiste. Les pages 2 à 7 étaient consacrées à divers article sur le combat de l'artiste.
Sur une des pages, nous trouvons un article de l'inévitable Florence Beaugé, faisant l'éloge du terroriste, auteur des attentats aveugles des lampadaires d'Alger, du lundi 3 juin 1957.
« Il devint alors le chef de la région 3 et sera arrêté le 18 Aout 1957. Habib Réda ne se vante de rien. Ni d'avoir été affreusement torturé, l'été 1957, à l'école Sarrouy, l'un des pires centres d'interrogatoires de l'armée française tenu par le capitaine Chabanne et le lieutenant Maurice Schmitt.....
Ni d'avoir était un poseur de bombes. »
Sur une autre page, un autre article, c'est un interview paru dans le soir d'Algérie du 20 Octobre 2005, il est signé des initiales L.S. dont le titre est « Histoire d'un résistant », et la manchette de l’article : « Machiavélique Schmitt ».
L'article nous présente l'interview d’Habib Réda par le journal du soir.
H.R. :
« Nous avons été conduit à l'école Sarrouy, les parachutistes m'ont isolé dans une salle où était entreposé tout l'attirail de torture .... »
L.S. :
« Qui vous torturait ? »
H.R. : :
« C'était Babouche, sous les ordres du Lieutenant Schmitt. »
C’est étrange, comment un des chefs de la Z.A.A., ne connaissait pas, le ou les noms des adjoints de Yacef Saadi !!!!
Khouas Boualem, Alilou, Fares Saïd,...... , qui étaient au 21 de la rue Emile Maupas, avec le Capitaine Leger .
Article du journal le soir d'Algérie du 20 Octobre 2005.
Comment, Habib Réda ne se souvient pas de la lettre qui a écrit au lieutenant-colonel Bigeard, après son arrestation le 16 Août 1957, signée par quatre responsables de la Z.A.A., et publiée par l'Echo d'Alger, le 30 Août 1957.
Elle commençait par :
« Monsieur le colonel Bigeard, Mon colonel,
Nous soussignés Hattab Mohamed (chef politique de la région 3), Moulay Ali (deuxième adjoint politique de la zone d'Alger), Hani Mohamed (chef militaire de la région 2, Bakel Saïd (chef militaire de la région 1),
sollicitons de votre part, une entrevue en vue de vous exposer un plan que nous avons conçu, libre de toute contrainte, dans le but d'essayer d'aider, dans la mesure de nos moyens, à la pacification des esprits et des cœurs, et nous serions votre dévoué, si nous pouvions arriver à être, pour une petite part, dans la construction d'une Algérie nouvelle.... »
Elle se terminait par :
« Nous ne cherchons pas à nous libérer des fautes que nous avons commises et que nous reconnaissons, mais plutôt à contribuer à une tâche que nous considérons comme pouvant dans une petite mesure obtenir le retour de la paix.
Nous savons que le peuple souffre et avant d'expier nos fautes, nous voudrions être pour quelque chose dans la reconquête des esprits et des cœurs entre les européens et les musulmans, afin que notre exemple puisse servir à l'avenir à tous les Français d'Algérie, sans distinction de race ni de religion ...
Nous espérons que vous avez compris l'esprit qui nous anime et que vous accéderez à notre désir qui est, pour nous, d'avoir le grand honneur de connaître le grand soldat et l'homme juste que vous êtes. »
Signé : Hattab, Moulay, Hani, Bakel
Cette lettre démontre bien que pas un seul des quatre signataires n'a été torturés à l'école Sarrouy.
Dans deux interviews donnés à Ali Haroun, le 22 Mai 1984, et 25 juin 1984, M. Habib Réda nous raconte son parcourt, lors de la bataille d'Alger, et les années passées en prison après son arrestation.
Dans ces deux interviews on cherche vainement : l'école Sarrouy, le Lieutenant Schmitt, et Babouche.
Rien, absolument Rien.
Il faudra attendre 2005, pour que Babouche reviennent sur scène !!!!
Qui était ce fameux « Bachouche » :
Dans la liste des bleus de chauffe, du 21 de la rue Emila Maupas, une seule description donnait par le capitaine Leger, se rapproche des commentaires de Florence Beauge et de Jacques Duquesne.
Il s'agit de Khouas Boualem.
Extrait de la page 236 du livre : Aux carrefours de la guerre, du capitaine Leger.
« Je pense par exemple à Farès, à Alilou, le propre agent de liaison de Yacef.
A Khouas Boualem, que je viens de récupérer après son arrestation au maquis par les paras de Bigeard. C'est un ancien petit mac de la rue Bologhine, que le FLN avait obligé, comme tant autres, à travailler pour la cause. C'était ça ou, au mieux, une balle dans la peau. Mettez-vous à leur place! »
Khouas Boualem a bien été abattu par le FLN en Mai 1958, dans la casbah.
Cette histoire confirme bien, que seul des journalistes pouvaient en 1958, être au courant de tous ces petits détails, qui composent le récit d'Esméralda.
On peut s'étonner, que Florence Beaugé, à laquelle, il faut étroitement associé, l'autre journaliste du Monde, j'ai nommé Philippe Bernard, et Jacques Duquesne, n'aient pas décelé, encore une fois, dans la description physique de feu Khouas Boualem, les fantaisies du récit d'Esmaralda :
« Je l'avais pris en entrant, bien qu'assez gras, pour un détenu... »
Des photos prises après la morts Ali la pointe, nous montrent, le capitaine Leger, accompagné d'Alilou, et de Khouas Boualem, très minces, très loin de la description des rédacteurs des récits de tortures de la communiste Esméralda.
Casbah : Le Capitaine Leger, Alilou, Khouas Boualem et Saïdoun Said... Octobre 1957.
2 - Publié en Décembre 1959, également dans Témoignages et Documents, sur une double-page, intitulé Le Camp de Ben-Aknoun, dans le chapitre « Inral Oueldikoum »", on trouvait cette affirmation :
« Fin Août, sur le tableau noir dans leur bureau, on lisait : nombre de détenus 864. »
Dans le rapport de la commission de sauvegarde en date du 23 juin 1957, on trouve le chiffre possible de prisonniers pour le camp de Ben-Aknoun : maximum 80, et le chiffres de prisonniers présents lors de la visite : 15
Comme dirait Florence Beaugé, ce n'est qu'une toute petite erreur !
Mais, des dizaines de petites erreurs, font un récit fantaisiste, du type de celui d'Esméralda.
Alors, sachant que :
L'histoire de l’école Sarrouy est un mythe, créé de toute pièce par l’équipe du comité Landy.
Que la communiste Huguette Akkache, née Timsit, alias Esméralda, maitresse éphémère du poète Kateb Yacine, a bien été arrêtée le 6 Août 1957, mais,
pas par le 3° R.P.C.
Que Huguette, simple sous-fifre, pourvoyeuse de médicaments, n’avait pas grand-chose à révéler aux parachutistes.
Que, le seul but des communistes, lors de leurs arrestations étaient de faire passer les parachutistes pour des SS, c’est pour cette raison que l’on trouve dans le texte d’Esméralda, le nom de Schmidt, le terme para blond, ou para au crâne rasé, la référence aux bérets verts Allemands, etc. etc.
Que reste-il de ce récit mis à part les divagations d’une communiste.