ALGERIE - 1954 - 1962




 

 Catégorie voyage     Robert     Barrat
 


Article du journal Le Monde 15 janvier 1955.

Article Le Monde 15  janvier 1955

 

  • Oui, M. Jean Mairey et Robert Wybot, étaient bien en Algérie, en 1956,
    mais, pas en Décembre, mais en Septembre 1956, pour visiter les camps d’hébergement, suite à la campagne de presse qui faisait fureur
    en cet été de 1956, surtout chez nos « amis communistes et chrétiens progressistes ».
     
  • En Août 1956, les 15 états arabo-asiatiques qui réclame la discussion de l’affaire algérienne à l’ONU, adresse une requête à M. Dag Hammarskjold,
    accusant la France de génocide sur le peuple algérien.
     
  • Une enquête est demandée par le Ministre de la Défense, aucune des accusations portées contre l’armée ne correspond à la réalité.
     
  • Mais les accusations des « nos amis français », concernent la police et surtout la BST, suite au démantèlement du maquis rouge.
     
     
    • Cette affaire, celle des torturés d’Oran, concerne exclusivement les membres du Parti communiste Algérien…le PCA.
       
    • Elle commence le 4 Août 1956, avec l'arrestation du sous-lieutenant déserteur Lucien Guerrah.
       
      • La DST démontre la compromission
        du PCA avec la rébellion, et arrête les membres du « maquis rouge », dont le Docteur Martini, chirurgien-chef de l'hôpital d'Orléanville.
         
      • En Août et en Septembre, la DST arrêtera les militants communistes, auteurs d’un grand nombre attentats en Algérie, dont celui du Milk-Bar.
         
      • Ces diverses arrestations déclencheront, une augmentation, des campagnes sur la torture dans journaux communistes .
         
      • Cette campagne avait commencé le 11 mai 1956, avec un article de Robert Lambotte et Andrée Still, la femme de l'Avocat, intitulé :
         
          « Le vrai visage de la pacification. »   Exécutions sommaires et fusillades d'otages se multiplient en Algérie.
           
          • Le 20 septembre 1956, arrestation par la DST, des communistes du PCA clandestin.
             
          • Le 21 septembre 1956, tous les journaux d'Algérie, mais également de France et de Navarre commentés l'arrestation de 36 communistes.
             
            • Dans un souci du détail,
              L’Echo d'Oran, présentait pour les trois départements français d'Algérie, les noms et la fonction des communistes arrêtés.
               
            • Dans cette liste, nous avions celle, et celui, qui en seront les vedettes avec d'autres moins connus.
               
              • M. Gimenez Gabrielle, 37 ans, responsable de l'organisation clandestine du PCA en Oranie, épouse de Benichou Roger.
                 
              • M. Martini Michel, 31 ans, chirugien, relais et refuge.

                 
        • Ainsi commençait l'Affaire des torturés d'Oran.



  • Article de l'Echo d'Oran du 21 Septembre 1956.

    Article de l'Echo d'Oran du 21 Septembre 1956
    Article de l'Echo d'Oran du 21 Septembre 1956

     

  • Dans une magnifique brochure, de Témoignage Chrétien, intitulée :   Dossier de la torture et de la répression en Algérie
     
    • Nous retrouvons, « L’Affaire d’Oran », et, de ses communistes du PCA.
       
          « Torture pratiquée :
           
            L’électricité appliquée jour après jour, les suppliciés sont attachés entièrement nus sur une table isolante, serrés à la taille
            par une ceinture, la tête enveloppée dans un turban pour éviter les trace de coup et la possibilité de reconnaitre les tortionnaires.

            La torture de l’électricité commence :
             
              Alors, les électrodes sont mises en contact des pieds, de la gorge, des parties génitales, jusqu’à épuisement des victimes.
               
            Souvent à l’électricité, succède le supplice de la suffocation par l’absorption d’eau.
             
          Parmi les victimes :
           
            CHABER Jean ….
            VERA Jean …
            GIMENEZ Gaby : Arrêtée le 10 Septembre 1956 ….


             
    • Quel sacré Menteur, ce Robert Barrat.



  • Extrait de Témoignage Chrétien sur la torture. Affaire d'Oran 1956.

    Extrait de Témoignage Chrétien sur la torture. Affaire d'Oran 1956

     

  • Dans les nombreuses plaintes déposées par les communistes du PCA d’Oran, le 4 octobre 1956, figure la liste des tortures subies.
     
  • Les avocats des communistes du PCA,
    Maitre Douzon et Zavaro hurlent à la torture, dès le 5 octobre 1956, et déclare que les torturés ont été examinés par un médecin,
    qui a constaté les traces des dites tortures, ce médecin étant le docteur Martini, un des chefs du Maquis Rouge.
     
      • Dans les dossiers du juge d’instruction, on retrouve les procès-verbaux d’audition, antérieure à la date des plaintes pour torture,
        les accusés refusent de répondre à la DST, hors la présence de leur avocats, consignés et signés par les dites torturés, en date du
        20 au 26 septembre 1956.
         
  • Le 6 octobre, la campagne continue, avec encore un article de Robert Lambotte, intitulé ; « Il y a des tortures en Algérie. »
     
      • Ces articles sur la torture étaient publiés dans France Observateur, L'Express, Demain et Franc-Tireur.
         
  • Le 8 octobre, le cabinet de M. Robert Lacoste dément que des sévices aient été commis à Oran.
     
  • Le 9 Octobre le journal le Monde, publie cet article, et surtout cette phrase :
     
        « Le Ministre Résident nous demande de faire connaitre en outre les précisions suivantes : »



  • Communiqué du Ministre Résidant en date du 8 Octobre 1956..

    jcommuniqué de Robert Lacoste 8 octobre 1956
    jcommuniqué de Robert Lacoste 8 octobre 1956
    jcommuniqué de Robert Lacoste 8 octobre 1956
    jcommuniqué de Robert Lacoste 8 octobre 1956

     

  • Là, je vois, « Les Pieds-Nickels », anticolonialistes notoires et les historiens et historiennes des années 2000 sautés comme des cabris.

     
  • Le Ministre Lacoste n'a jamais envoyé les précisions publié par Le Monde,
    le journaliste responsable de cet article, avec sans doute l'accord de Beuve-Méry, a effectué un résumé de plusieurs articles, du Préfet Lambert,
    des annonces de l'AFP, et du télégramme adressé au directeur du journal Le Monde par le ministre résident.
     
  • Reprenons chaque point de cet article du 9 octobre 1956.
     
    • 1- Mairey et Wybot. Voyage en Algérie. Ils étaient en Algérie en Septembre 1956, bien avant l'Affaire des torturés d'Oran.
       
    • 2- Camps d'hébergement.de Saint Leu.
       
      • Un article publié le 4 Octobre nous précise :
         
          Un démenti du cabinet de M. Lacoste. Alger le 4 Octobre 1956 (AFP).
           
            « A la suite d'une information passée dans un quotidien de Paris, selon laquelle, M. Mairey Directeur de la Sureté Nationale,
            se serait vu refusé les moyens d'enquête sur les camps d'hébergement d'Algérie et en particulier sur le Camp-de Saint Leu. ....»


             
    • Le 9 octobre, le journaliste du figaro, M. Michel P. Hamelet, publie l’enquête qu’il a réalisé à Oran et Sidi-Bel-Abbès.
       
      • Il présente le témoignage du docteur Martini :
         
          « Le docteur Martini, très scrupuleusement, nous a dit :

            « Je n’affirme qu’une chose, un grand nombre de mes compagnons étaient marqués.
              Je l’ai constaté et je puis décrire ces blessures.
              Mais je ne puis les interpréter..

              J’ai simplement la conviction humaine que le supplice à l’électricité a été appliqué… »



  • Article de l'Echo d'Oran du 5 Octobre 1956.

    Article de l'Echo d'Oran du 5 octobre  1956

     

  • Le 17 octobre, nous retrouvons nos torturés d’Oran, dans l’hémicycle de l’assemblée.
    • Lors de cette séance, du 17 octobre 1956, à la tribune de l’Assemblée,
      la communiste Madame Jeannette Vermeersch, commence son long monologue, par l'éloge du déserteur Maillot.
       
          « Maillot est un Algérien, comme Blanche Moine, ils sont tous des Algériens qui luttent pour leur liberté..... »
           
    • Le président de l'assemblée interrompant la communiste déclare :
       
          « Madame, vous faite ici l'apologie de la trahison. »
           
    • Reprenant son monologue, notre chère communiste continue son énumération.
       
          « Si l'intérêt des 1.200.000 Européens d'Algérie est préservé,
            on le doit à des gens comme Maillot et Blanche Moine, qui luttent pour une Algérie nouvelle. »

           
    • Le président de l'assemblée interrompant la communiste déclare :
       
          « Je vous rappelle madame, que Maillot est un traitre, qui a provoqué l'assassinat de Français!
            Vos paroles sont inadmissibles! »

           
    • Mais rien n'arrête la communiste, elle continue en précisant :
       
          « Maillot est Algérien que cela vous fasse plaisir ou non ! »
           
    • Le président du conseil, M. Guy Mollet, demande la parole et déclare :
       
          « Je demande à Madame Vermeersch, de bien vouloir convenir, qu'il n'est pas admissible de faire à la tribune de l'Assemblée Française,
            l'apologie d'un officier français, vous m'entendez bien, d'un officier français, qui a détourné contre les soldats français,
            les armes qui lui avaient été confiées. »

           
    • Note :
       
          Pour Les Pieds-Nickels,
          le président du conseil, M. Guy Mollet, reconnait que les armes volées par Maillot, ont servi lors de l'embuscade de Palestro !!!


           
    • Après Maillot, nous avons droit à Robert Barrat et son torchon « Témoignage Chrétien »
       
        • Madame Vermeersch nous cite quelques numéros de Témoignage Chrétiens, relatant les massacres réalisés par les parachutistes dans
          un quartier de Philippeville et le massacre de femmes et d'enfants dans un douar par la Légion, pour venger la mort d'un officier légionnaire.
           
      • Enfin, elle nous parle et nous décrit les tortures d'Oran.
         
            « Nous avons appris avec horreur
              les tortures infligées à des patriotes algériens emprisonnés et dont la presse démocratique s'est fait l'écho.
              Des emprisonné algériens d'origine musulmane et français dont deux femmes, auraient subi des tortures effroyables.

              L'enquêteur du Figaro lui-même qui avait curieusement obtenu le privilège d'aller enquêter sur place,
              a reconnu, ce qu'ont dit les avocats des accusés, que les emprisonnés s'étaient plaint d'avoir subi des tortures à l'électricité,
              et que d'autres avaient déclaré avoir constaté des traces sur le corps de leur camarade.... »


             
      • A suivre ....