L'Expresse N° 327 du 27 Septembre 1957, titré : Une française en Algérie, L'Histoire de Leone Mezurat.
Dans la revue de la Croix-Rouge de Décembre 1955, j'ai relevé cet article :
Voici quelques notes bien émouvantes de Mme Billiemaz, présidente du Conseil départemental de l'Ain, sur le voyage qu'elle a effectué en Algérie.
« L'Algérie terre africaine et française, vit en ce moment un tel drame que devant ce drame, je voulais voir agir l'œuvre féconde de la Croix-Rouge en Algérie....
Puis, aux côtés de Melle Lung, la dynamique présidente du Comité d'Alger, j'ai visité le centre de plein air du Clos-Salembier....
Après ma visite au Comité d'Alger, je suis montée par la route aux 101 tournants, vers l'aérium de Chréa, situé à 1500 mètres dans une forêt de cèdres qui domine Blida et la ville d'Alger.
Le directeur et la directrice de cet aérium, constituent un ménage venu de Montpellier, où la jeune femme est assistante sociales et infirmière, le mari est un directeur de centre, moniteur pourvu des diplômes nécessaires pour diriger ces 150 enfants.... »
Voilà, dans ce court article de Décembre 1955, Madame Billiemaz présidente du Conseil départemental de l'Ain, vient de décrire ..... M. et Mme Mezurat.
L'Expresse N° 327 du 27 Septembre 1957.
Sauf que, ce n'était pas leur vrai nom de famille.
Je ne reviendrais pas sur l'article de L’Express, N° 327, du 27 Septembre, qui écrivait en conclusion :
« Nous nous sommes tus une fois, deux fois, trois fois, faisant confiance aux membres de la Commission de sauvegarde, auxquels dans chaque cas, nous avons envoyés les dossiers et les témoignages. »
Pourtant en dressant la chronologie des articles de l'Express, pour les mois d'Août et Septembre 1957, nous retrouvons ces dates :
Le 2 Août 1957, publication de la lettre de Gilberte Salem-Alleg.
Le 16 Août 1957, édito de Françoise Giroud sur la torture.
Le 23 Août 1957 le bloc-notes de François Mauriac sur la torture.
Le 30 Août 1957, article de Jean-Daniel, Douze homme au rendez-vous de l’honneur, article détaillé sur Audin et Alleg.
Le 6 Septembre, article sur la commission de sauvegarde et l'affaire Audin.
Le 13 Septembre, nouvel article sur la commission de sauvegarde.
Le vendredi 27 septembre 1957, un article sur les sévices subis par une institutrice de Chréa, Mme Léone Mezurat.
Le 4 Octobre dans le bloc-notes de François Mauriac, un extrait du récit de Léone.
Le journal l'Express fut saisit, et, le journal, Le Monde, publia une partie du témoignage de Madame Léone Mezurat.
Dans ce concentré d'article, Le Monde nous précise :
Le récit des sévices a été publié avec l'accord de M. Denis Forstier, secrétaire général du Syndicat national des instituteurs.
Madame Mezurat affirme n'avoir jamais fait de politique.
Qu'elle avait un amant, un jeune musulman arrêté au début de l'année.
Que son domicile a été perquisitionné.
Que les gendarmes l'ont conduite dans une salle de torture dont la fenêtre donnait sur l'oued et qu’elle a été torturée par les militaires.
Qu'elle a repris son service, après les vacances de Paques.
Dans le numéro 328 de L'Express, du 4 Octobre 1957, on retrouve dans le bloc-Notes de M. François Mauriac, à la date du 27 Septembre 1957, le paragraphe suivant :
« J'ignore si Philippe Barrés a lu dans le dernier Express l'histoire de Léone Mézurat. J'attire son attention sur ce récit :
Extrait du récit de Léone Mezurat :
« Quand j'ai pu me tenir debout, écrit Léone Mzaurat, je suis allée voir l'inspecteur de l'Académie, il m'a raccompagné chez moi dans sa voiture personnelle..... »
Aérium de Chréa 1956 M. et Mme. Mezurat.
Par un merveilleux hasard communiste, la revue mensuelle, La Défense, organe mensuel du Secours Populaire Français, qui parait le Mardi 2 Octobre 1957, titrait :
Une nouvelle affaire de sévices :
Une institutrice d'Algérie fait le récit hallucinant des tortures qu'elle aurait endurées.
Elle nous donne quelques précisions supplémentaires sur le récit de Mme. Mezurat.
A la Une de ce numéro 396, nous avons un article du secrétaire de la fédération de Seine et Oise, J.E. Mazubert, sur Alban Liechti, qui commençait ainsi :
« A l'heure ou ces lignes seront écrites, Alban Liechti commence son seizième mois de prison. Quatre mois et demi de prison réglementaire à Oued-Aïssi, à Fort-National, deux mois à la triste prison, dans les cellules des condamnés à mort à quatre étages sous terre, deux mois au bagne de Berrouaghia .... »
NOTES :
J'ai consulté toutes les revues des années 1954 jusqu'à 1962, tous les mois, c'est un pamphlet contre l'armée française, elles glorifiaient les réfractaires, et les traites, et comparaient l'armée française aux S.S., jamais une seule ligne sur les attentats du F.L.N.
En page 7 de la revue N° 396, nous avions l'article suivant :
Une nouvelle affaire de sévices :
Une institutrice d'Algérie fait le récit hallucinant des tortures qu'elle aurait endurées. Nous ne pouvons reproduire in extenso ce récit, en voici, quelques passages.
Je passerai sur la description des tortures, mais nous avons dans cet article d'autres précisions ou confirmations :
Il y avait une cave à côté de la chambre des tortures.
Elle a vu l'inspecteur de l'académie d'Alger.
Elle a eu la langue coupée par ses dents.
Les militaires voulaient savoir à qui elle avait remis des documents à Paris.
Il y avait un Bureau 2 dans cette caserne.
Elle avait le paludisme.
Elle est restée 6 jours.
Le 1° Novembre 1957, la revue, La Révolution prolétaire, N° 422, publiait cet article :
Lacoste, le tortionnaire.
J'espère que tous les lecteurs et notamment ceux d'entre eux qui sont instituteurs ou institutrices , auront lu dans l'Express, du 27 septembre le récit des tortures que les subordonnés de M. Lacoste firent subir à Léone Mezurat.
Dans cette revue, nous avons un détail très intéressant en fin de récit :
« Ils m'ont dit de rejoindre Chréa et d'obéir, car les trous sont encore prêts dans la montagne. Puis ils m'ont relâchée ..... »
Cette même revue avait publiait en Juin 1957, dans le numéro 418 :
Un article de M. Denis Forestier, du Syndicat National des Instituteurs.
Un article sur le massacre de Mélouza.
La réponse du docteur Frantz Fanon, représentant du F.L.N. à Tunis, accusant l’armée française de ce massacre.
Je reviendrai plus loin sur les livres romancés de cette Histoire.
Donc, nous savons d'après les articles de ces revues :
Madame Léone Mezurat est institutrice.
La salle de torture se trouve à côté de l'oued.
La date de la torture en Avril 1957.
Madame Mézurat avait un amant, un jeune musulman, ou des relations avec de jeunes musulmans.
L'inspecteur de l'académie d'Alger, la reconduite à Chréa dans sa voiture personnelle.
Je passerais sur les autres inepties, publiées dans cette Histoire.
Chréa Aérium de la croix rouge et de la ville d'Alger.
Regardons maintenant, la situation réelle dans le secteur de l'Atlas Blidéen, et non pas en Kabylie, car, Chréa n'est pas en Kabylie.
Il n’y avait pas de gendarmerie à Chréa en 1957, elle fut installée début 1959.
Les militaires :
6° Régiment de Parachutistes Coloniaux.
Le 3 Août 1956, le 6° RPC, reçoit l'ordre de se porter dans l'Atlas Blidéen, sur la côte 1450, à côté de Chréa.
Le 16 Août, le régiment accroche une dizaine de rebelles. 7 morts dans le rang de l'A.L.N.
Durant les mois de Septembre et Octobre, le régiment est dans le secteur de Chréa, il le quittera deux jours avant l'embuscade de 15 octobre 1956.
Le 20 octobre 1956, le régiment est mis à la disposition du secteur de Blida.
Le Lieutenant-Colonel Romain-Desfossés, installe son PC dans la savonnerie Thiar, où, il centralise les renseignements des officiers du 2° Bureau.
Note :
On retrouvera ce « bureau 2» , dans le récit de Léone.
65° Régiment d'Artillerie d'Afrique.
Le secteur de Chréa était sous le control militaire du 65° R.A.A., qui deviendra en 1958, le 65° R.A.
Le commandement du secteur de Chréa était sous les ordres du colonel Lucien Moreau.
Extrait d'une lettre du colonel au toubib du régiment :
Chréa 1957-1959, période chère à mon cœur. Deux années à la tête de la 3° batterie du 1/65 R.A.A. dont les unités étaient dispersées dans l'Atlas blidéen. Cantonnée sur le piton de Chréa, la 3° logeait dans quelques habitations de la station.
Escortes de jour ou de nuit, par tous les temps, chaleur, froid, neige. Parfois, précédant le départ d'un convoi, il y avait de l'appréhension, de l'incertitude, parfois du doute. Sentiments que l'on se devait de refouler, au retour, soulagement , regain de confiance.
Entre deux convois, il nous fallait être endurants physiquement, vigilants et attentifs, nous méfier tant du terrain, que de l'ennemie, ces deux inconnues....
Suite à l'embuscade de 15 octobre 1956, les trajets, Blida/Chréa étaient effectuée en convois sous la protection du 65° RAA. Il y avait une barrière tout au début du premier lacet sous le contrôle des militaires.
Blida :
La seule caserne dont les fenêtres donnaient sur l'oued El-Kébir est la caserne Bizot.
La savonnerie Thiar est à l'opposée, à côté du quartier Arabe.
Article du journal Le Monde du 28 Septembre 1957.
Education en Algérie :
L'inspecteur de l'académie était à Alger.
Il y avait trois classes à l’Aérium, et trois classes à l'école du village. (CP. CE. CM.)
Je dois avouer que cette Léone, m'a donné beaucoup de mal.
Les gisements de recherches s'épuisaient les uns après les autres sans aucun résultat :
Leone Mézurat était une illustre inconnue, sauf pour L'Express, pour Jean-Jacques Servan-Schreiber, pour François Giroux pour François Mauriac et pour Florence Malraux !!!!!!
Mes recherches dans l'état civil de Charente et Charente Maritime, puis ensuite, dans toute la France, sur le nom de Mezurat ou Mesurat, m' ont permis de retrouver des Françoise, des Marie, mais, aucune Léone.
Les mariages d'un Mézurat avec une Léone Untel, n'a rien donné, pour la période 1938 à 1955.
Les Mezurat ont épousé des Jeanne, des Marie, des Françoise, des Amélie, mais pas de Léone.
Les recherche dans les écoles normales, des diverses académies, d'Angoulême, de Montpellier, ou d'Alger, n'ont rien donné, car elle n'était pas institutrice.
Mais les recherches sur Aérium de Chréa, ont été plus bénéfiques, surtout dans la revue de la croix rouge française, Vie et Bonté, mais, pas de M. ou Mme. Mezurat.
Dans une revue de Mai 1952, on retrouve quelques lignes et une photo de l'Aérium de Chréa, sous la neige,
mais c'est celle de Juin 1955, et les suivantes qui m'ont permis d'orienter mes recherches vers le directeur de cet établissement de 1954, jusqu'au début de l'année 1958, date de son expulsion d'Algérie.
Ses relations sur les années 1954, 1955, et 1956, avec le docteur Frantz Fanon, et les antécédents de certaines assistantes sociales de l'équipe de Germain Tillon, m'ont conforté dans cette orientation.
Le 23 janvier 1957, Le Prefet d'Alger, dans sa note N° 540/P.G./2, écrivait :
Objet : Maintient de l'ordre.
J'ai l'honneur de vous informer que j'ai interdit le séjour dans les départements de la région d'Alger du nommé Docteur FANON Frantz, médecin psychiatre à l'Hôpital de Blida-Joinville.
En Février 1957, Frantz Fanon rejoindra le FLN à Tunis.
Aujourd'hui, les archives sont ouvertes, et il est aisé de retrouver tous les renseignements sur les activités militaires d'un secteur.
Dans notre cas, c'était le secteur de l'Atlas Blidéen, Blida et Chréa en particulier.
Les différentes archives personnelles et les J.M.O, nous indiquent :
Le 3° RPC du colonel Bigeard est dans l'Atlas Blidéen, du 28 Mars au 18 Avril 1957, les vacances de Paques commençaient, le Vendredi 12 Avril 1957.
Bruno !!!
Je passerai sur le détail des diverses opérations, pour arriver à l'opération du 12 au 16 avril 1957.
Bilan : 43 rebelles tués, 1 mort au 3° RPC.
Sergent Robital Marcel Eugène, blessé pendant cette opération et mort à l'hôpital de Blida, le 15 Avril 1957.
Voici les détails de la fin de cette l'opération :
Chréa Avril 1957.
Mardi 16 avril 1957.
Col de Chréa à 20 km de Blida.
Nous sommes en retour d'opération, le Col est à 1500m d'altitude, couvert de 10 à 15 cm de neige et un vent glacial souffle, passe à travers nos vestes molletonnées, les pieds a moitiés gelés dans des pataugas, suivant la piste qui nous mène vers un groupe de refuge de montagne, il est 14h30.
Rien dans le ventre depuis ce matin, à part une pâte de fruit...
Le Colonel Bigeard, nous a fait préparer un repas chaud, par, je ne sais quel service, que nous félicitons en nous même, car depuis trois jours les boites ce n'est pas l'idéal..!
Nous avons des têtes méconnaissables par la boue et la sueur, de vrais cochons, après le repas, nous sommes transportés par camions, pour un petit trajet, dans un centre de vacances, pour finir la soirée, à se laver ,faire des couchages avec de la paille sur le sol.
Réveil 9 heures. Quel ronflette, dans le local 10 mecs qui dorment, çela fait du bruit..
Après un solide déjeuner, car souvent dans les paras en opération, il n'y a pas de petit-déjeuner, on mange pour se remplir en calorie, point barre..
Lavage, rasage nécessaire, ce qui ne pose pas de problème, il y a toutes les commodités dans ce centre de repos.
Nous avons reçu les rations pour deux jours, et le pain, à midi repas chaud (exceptionnel).
Le ciel est redevenu bleu, le dégel se fait, et la boue donne un spectacle d'après le déluge, nous partons demain à 4 heures du matin.
Un second récit, retrouvé dans le journal d’un para du 3° RPC, confirme le récit précedant, il précise :
Il est 1 heure du matin, quand nous rejoignons les camions. Le ravitaillement se trouve au col de Chréa.
Nous y sommes à 2 h du matin à 1500 m d'altitude, heureusement un repas chaud nous attend, repas demandé par Bruno, cela nous met du baume à l'âme.
Je ne sais pas quel service à préparer le repas, mais il est excellent et bienvenue.
Le repas terminé nous repartons en GMC pour un petit trajet, car nous sommes hébergés dans une colonie de vacances, dehors 15 centimètres de neige......
Donc, à 1500 mètres, il y avait Aérium, et M. et Mme Mezurat.
L'hypothèse la plus probable, c'est que Bruno, Alias le colonel Bigeard, a réquisitionné le personnel de l'Aérium, pour demander la préparation d'un repas chaud, pour ces hommes, qui crapahutaient dans l'Atlas Blidéen depuis 18 jours.
Cette « réquisition », n'a pas été apprécié par M. Mezurat , grand ami du docteur Frantz Fanon. Le reste coule de source, lors de son retour en métropole, pour les vacances, madame Mezurat, révèle ses tortures.
Le 3° Régiment de Parachutistes Coloniaux.
Alors qui étaient les complices de ce mensonge ?
M. Denis Forstier, secrétaire général du Syndicat national des instituteurs, car Madame Mezurat n'était pas une institutrice.
L'Express et son directeur, Jean-Jacques Servan-Schreiber, François Giroux, Florence Malraux.
M. Robert Barrat et son "comité de résistance spirituelle".
Monsieur et madame Mezurat alias ...
Nous arrivons à la fin de cette page, il ne me reste plus qu’à donner le nom de ce couple qui dirigeait l'Aérium de Chréa de 1954 à 1958.
Il s'agit de Jacques Ladsous, et de son épouse Georgette, née Knipper, assistante sociale.
On a le droit d'être contre la guerre d'Algérie, mais on n'a pas le droit de mentir, surtout pour un donneur de leçon du style de Jacques Ladsous.
Encore des sévices bidon ....
Revenons sur les livres romancés de cette Histoire.
En 1979, Serge Siritzky et Françoise Roth, publie un livre : Le Roman de l'Express.
Et, bien entendu, nous avons, pages 147 à 150, des précisions incroyables sur cette affaire Léone Mezurat.
« Florence Malraux a rendez-vous avec une femme de trente-six ans, dont elle voit au premier regard qu'elle sort d'un enfer.
Brune, les cheveux courts, assez jolie, Leone Mezurat s'exprime bien, d'une voix décidée et avec une immense tristesse. Son récit précis et sans complaisance est terrible.
Avec sa sensibilité de femme, Florence sait d'emblée que Léone Mezurat ne ment pas.
Elle est née en Charente-Maritime, mais enseigne en Algérie où elle est directrice de l'école d'un aérium à côté de Chréa, en Kabylie.
Un jour les gendarmes viennent perquisitionner dans sa maison .... »
Enfin, page 150, c'est l’apothéose :
Rencontre de M. Denis Forestier et du Ministre de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, René Sylvain Édouard Billères.
« Quand il pénètre dans le grand bureau, il découvre avec surprise que le ministre tient L'Express à la main. M. Billière a l'air bouleversé. Je viens de lire le récit de Léone Mezurat. C'est terrible. Il faut faire quelque chose.
Et le ministre décroche son téléphone pour appeler Pierre Métayer, secrétaire d'état aux Forces Armées. Devant Denis Forestier, il réclame l'ouverture immédiate d'une enquête sur l'affaire Mezurat. Son collègue lui promet de faire diligence ....»
Et voilà, comment un bobard devient une affaire d'état !!! »
Une brochette de menteurs : Mohamed Yazid et Frantz Fanon.
J’ai consulté, les J.O., des mois de Septembre, Octobre, Novembre, Décembre 1957 et Janvier 1958.
J'ai lu tous les débats, toutes les questions posées au Ministre de l'Éducation nationale, et, les réponses du Ministre.
Pas de M. Denis Forestier.
Pas de Mezurat.
Pas d'Aérium de Chréa.
Pourtant les questions sur l'Algérie, ne manquaient pas, sur Me. Verges, sur M. Ben-Bella, sur Melle. Djamila Bouhired, mais rien, absolument rien, sur Mezurat, sauf pour la journée du 27 Novembre 1957, et le discourt du communiste M. André Gautier, déjà cité dans une autre page.
En 2011,Madame Laure Adler, nous parle de Léone Mezurat, quelques lignes, dans le livre sur la vie de Françoise Giroud : Françoise.
« Début Septembre, Florence Malraux intègre la rédaction comme assistante.
A peine est-elle arrivée au bureau que Jean-Jacques lui demande de recevoir une institutrice qui enseigne en Algérie, Léone Mezurat.
Elle affirme avoir été torturée par des militaires sous prétexte, qu'elle avait des liens avec des terroristes. Son histoire semble délirante.
Assurez-vous que les choses se sont bien passées ainsi, lui dit Jean-Jacques... »
C'est incroyable, personne ne vérifie, les publications des journaux de cette période, on prend les textes et on effectue un copier/coller, puis on y ajoute sa petite version.
Epilogue :
Voici un article que les menteurs de l'Express auraient pu publier, et, que François Mauriac aurait dû noter dans son bloc-notes, pour décrire la situation en Algérie :
La glorieuse attaque par une bande rebelle, de l' Hospice de vieillards de Blida, le 16 Novembre 1956, à minuit, entrainant la mort d'une octogénaire, madame Vve Margueritte Pérez, née Mestre, âgée de 80 ans, tué d'une balle au front.
Cet hospice accueillait les vieillards indigents n'ayant plus ou peu de famille.....
La glorieuse attaque par une bande rebelle de l'Hospice de vieillards de Blida.